Isabelle Garo

FOUCAULT, DELEUZE, ALTHUSSER & MARX

La politique dans la philosophie

Démopolis, 2011, 432 pages


Avec l’aimable accord de l’éditeur, nous publions l’introduction et la table des matières de cet ouvrage.

Introduction : Lire Marx

Considérer l’œuvre d’Althusser en tant que lecture de Marx s’impose, mais pourquoi aborder Foucault et Deleuze sous l’angle de leur relation à Marx ? On s’efforcera de le montrer : c’est la relation constante et essentielle à Marx et au marxisme qui conduit ces trois auteurs à élaborer des œuvres puissantes et originales, qui se présentent toutes trois comme la transformée théorique d’un rapport actif à la politique.

Alors même qu’ils contribuent à faire de Marx une référence théorique parmi d’autres, ces philosophes en maintiennent et en réaffirment l’importance théorique et politique. Dans le même temps, ils se démarquent continûment d’elle et construisent par rapport à ce repère central leur propre trajectoire elliptique. C’est ce mixte de reconnaissance et de discrédit, la combinaison de ce maintien et de cet effacement de la référence à Marx, qui est le trait le plus caractéristique des œuvres de Michel Foucault, Gilles Deleuze et Louis Althusser, trait qui les apparente et les singularise tout à la fois.

En somme, il s’agit de rompre avec le commentaire académique, occultant la nature d’intervention en situation de ces textes et les traitant comme de pures œuvres de l’esprit, inscrites au registre de la philosophie éternelle. Ainsi, les lectures de Marx proposées par Michel Foucault, Gilles Deleuze et Louis Althusser, pour peu qu’on les analyse de façon précise, se révèlent des voies d’accès privilégiées à ce qui se présente comme politique dans la philosophie, inclusion forcément problématique et problématisante, qui oblige à éviter toute imputation sommaire et toute surpolitisation partisane, mais aussi toute édulcoration.

La politique dans la philosophie

S’il est exact que le rapport à Marx et au marxisme est le ressort intime le plus fécond de ces philosophies, ces trois lectures de Marx sont aussi et avant tout l’occasion d’une confrontation de leurs auteurs à la question communiste, au sens large. Elles s’inscrivent en effet dans l’horizon d’une transformation sociale et politique de grande ampleur, au moment où la crise économique du début des années 1970 met en échec les politiques économiques d’inspiration keynésienne et prélude au retournement de conjoncture idéologique et politique. Faisant écho à cette histoire, tout en la retraduisant dans leurs termes propres, ces œuvres s’emploient à produire dans le même temps une redéfinition radicale de l’engagement intellectuel. Elles vont, sous cet angle, participer à leur façon à la mutation du paysage politique français.

C’est pourquoi, par-delà les trois auteurs analysés ici et en dépit de tout ce qui distingue les philosophes du moment, on peut relever des parentés frappantes, des emprunts réciproques, des références philosophiques croisées, voire des thématiques et des objets communs : critique de l’humanisme et du sujet, tournant linguistique, critique de la rationalité et de la représentation, dénonciation de la dialectique et antihégélianisme virulent, théorisations du désir et de la sexualité, promotion de l’autonomie, montée des thématiques autogestionnaires et de la critique de l’État, redéfinition des exploités en tant qu’exclus, promotion d’une analyse moléculaire et de la micropolitique, critique généralisée de l’engagement traditionnel ainsi que des organisations politiques et syndicales, esthétisation et sophistication croissante du discours philosophique.

Ce type très particulier de convergence, allant de pair avec une grande diversité des thèses produites, et parfois avec des divergences fondamentales, atteste que ces philosophies se raccordent toutes par diverses médiations au vif débat public du moment, où elles puisent certaines de leurs préoccupations théoriques, sans que cela soit incompatible avec leur haute technicité et avec un souci de forte singularisation des styles et des concepts. Ainsi, pour aborder sous cet angle les lectures de Marx par des philosophes de premier plan, il convient de transgresser ce qui se présente toujours comme un interdit puissant : leur réinscription dans leur contexte propre.

Ce livre est donc consacré à une analyse délibérément politisante et historicisante des lectures de Marx produites par trois philosophes de la même génération, sans rien concéder cependant à un déterminisme, que l’on croit parfois marxiste, et qui réduit un discours à une position historique et sociale pour feindre de l’en déduire. À l’encontre de cette méthode, il suffit de rappeler que ces auteurs sont aussi et avant tout des acteurs de la période, comme théoriciens créatifs dont les thèses sont alors assez largement diffusées et discutées, mais aussi, selon les cas, comme militants et/ou professionnels intégrés à des institutions puissantes. Par suite, c’est à partir de la question de l’engagement intellectuel tel qu’elle se modifie de nouveau aujourd’hui que s’éclaire au mieux cette période qui constitue l’origine immédiate de ce même présent.

C’est un dialogue critique et polémique qu’il s’agit par la même occasion de relancer, aux antipodes de l’attitude, en apparence antidogmatique et en apparence déférente, qui consiste à annexer sans scrupule des pensées tout autres et à mettre bout à bout des références en vérité incompatibles. Plutôt que de prolonger Marx par Foucault ou Deleuze, en y ajoutant quelques remarques empruntées à Lefort et une citation d’Arendt pour faire bonne mesure, il s’agira d’interroger le rapport de ces auteurs à Marx et au marxisme, en ses dimensions politiques, pour faire valoir et discuter les points de vue très originaux et cohérents qui furent les leurs, tous critiques à l’égard du, ou plutôt des marxismes. La persistance d’une pensée de type marxiste aujourd’hui et son possible renouveau ont tout à gagner à se confronter à de telles œuvres et à mettre en mouvement, par là même, sa propre définition, sans feindre l’accord préétabli.

À travers l’hypothèse que le rapport critique à Marx constitue le pivot des œuvres de Foucault, Deleuze et Althusser, il s’agit donc d’éclairer une dimension politique de la philosophie, que n’accompagne pas forcément sa thématisation expresse et qui ne relève pas non plus de la constitution d’une philosophie politique en bonne et due forme. L’adjectif « politique » qualifie avant tout un type bien spécifique d’intervention: l’élaboration et la diffusion d’un discours théorique ambitieux et novateur, qui se situe immédiatement sur le terrain des questions sociales et politiques contemporaines, sans en produire pour autant l’analyse. Et c’est justement ce caractère d’intervention en situation qui exige, pour apparaître comme telle, sa mise ou remise en contexte précise. Il apparaît alors, de manière frappante, que si la philosophie française de cette période n’existe certes pas à la manière d’une école, la montée d’enjeux théoriques nouveaux et partagés constitue, bien plus que son arrière-plan, son terreau.

En résumé, la méthode adoptée ici, qui s’attache au repérage et à l’aiguisement des contradictions, se veut respectueuse des singularités et de la spécificité du labeur philosophique. Les trois lectures sélectionnées ont en commun de se présenter comme des confrontations, parfois pugnaces et résolues à Marx, au marxisme et aux forces politiques qui s’en réclament peu ou prou. Mais, on le verra, les modes de confrontation sont bien distincts et il s’agit de s’arrêter sur la façon dont ces auteurs ont tous jugé cruciale et urgente une discussion sans concession avec Marx et le marxisme de cette époque et en ont fait le cœur même de leur œuvre théorique, nous léguant des questions plus que jamais actuelles.

Ainsi, en dépit de son objet, ce livre trouve ses raisons d’être dans le présent. Car, même sous cet angle indirect qui est celui des lectures de Marx produites par trois philosophes, il se vérifie que Marx n’est décidément pas un auteur comme un autre : rencontrer sa pensée et explorer son œuvre, c’est toujours, et du même mouvement, se confronter à la question politique et s’affronter aux lectures antérieures, qui ont contribué à structurer le paysage politique et intellectuel tel qu’il est. Réciproquement, lire les lectures de Marx, ce n’est jamais simplement emboîter commentaire sur commentaire, ni se destiner à n’annoter que des marges, c’est forcément rencontrer la question centrale de la transformation du monde à la lumière de ses dimensions théoriques et politiques constitutives et combinées.

Le retour du débat ?

La configuration idéologique et politique présente est l’héritière directe de tendances manifestes dès les années 1960, qui ne s’imposeront pleinement, et de ce fait ne deviendront véritablement lisibles, que vingt ans plus tard. Mais l’instabilité croissante de ce paysage hérité permet et appelle le retour sur une histoire récente, car c’est bien une situation de crise généralisée qui caractérise le temps présent. Sur fond d’effondrement de l’expérience historique née en 1917, cette crise est celle du capitalisme contemporain qui, s’élargissant sans cesse, concerne désormais toutes ses dimensions, y compris celle des idées et des représentations au sens large. À cet égard, et depuis la fin des années 1960, il est habituel de considérer que cette crise ne touche pas d’abord les idées visant sa légitimation mais avant tout celles qui la contestent.

Ce diagnostic est en train de perdre son caractère d’évidence : même si c’est de manière toute relative, la crise présente affecte désormais aussi les idées dominantes et notamment leur matrice néo-libérale, devenue hégémonique à partir des années 1980. Depuis quelques années, on voit renaître ce qu’il est convenu d’appeler les « pensées critiques » (1) ainsi qu’un courant de pensée marxiste, aussi divers que minoritaire, mais dont le refoulement se fait moins systématique. C’est donc parce qu’elle est peut-être en passe de se clore qu’il devient possible de définir une séquence à la fois théorique et politique : celle qui débute dans les années 1970 et se caractérise avant tout par le recul des luttes sociales et la débâcle des alternatives politiques.

Mais c’est également l’autre versant de ce diagnostic de crise qu’il faut interroger. Car il est devenu banal de caractériser ce moment comme étant celui de la défaite du mouvement ouvrier et des alternatives au capitalisme. Tout aussi classique est l’idée que, dans ce paysage ravagé, seuls les théoriciens critiques non-marxistes de la même période auraient su construire un pôle de résistance, s’employant à rénover les conditions d’une intervention politique à gauche, ses formes classiques étant entrées en déclin fatal. Or cette double affirmation ne va pas, ou ne va plus, de soi. C’est pourquoi on s’arrêtera ici, avant tout, sur le caractère de représentation partisane d’un tel diagnostic et sur ses effets politiques, parfois présentés comme ses causes.

Autrement dit, plutôt que de partir de l’affirmation de la défaite sociale et politique, qui fut loin d’être linéaire et générale, ce sont des reculs cumulés et intériorisés en échec historique de longue durée qu’il faut analyser : défaite pensée comme fatalité historique par les classes populaires dans leur ensemble et par leur fraction la plus politisée, mais aussi et surtout, défaite théorisée comme nécessité historique implacable par bien des intellectuels, qui en ont conclu à l’abandon obligé de toute perspective transformatrice et à la disparition des forces sociales qui en furent jadis porteuses. La remontée relative des contestations suffit à invalider une telle conclusion mais elle rouvre avant tout un chantier, où projets et ruines se mêlent indissociablement.

Sur ce plan, où les idées se combinent étroitement aux pratiques, les choses seraient-elles en train de changer ? D’une part, en effet, les idées dominantes ont de plus en plus de mal à cimenter une base électorale stable et, plus généralement, à fédérer une opinion publique, dont de larges secteurs restent hostiles à la contre-réforme libérale en cours, tout en étant incapables de lui faire obstacle. D’autre part, l’éclatement et la dépolitisation passés de la scène intellectuelle française ancrée à gauche, sa propension à faire de son impuissance un choix et de sa déroute une esthétique, ont largement cessé de nourrir l’espoir de voies micropolitiques inédites, aptes à ouvrir une alternative à l’alternative communiste. On assiste dorénavant, non certes à la remontée des théorisations globales en tant que telles, mais à une recherche croissante de voies politiques et sociales de rupture avec le capitalisme qui, même floues – et précisément parce qu’elles le sont –, appellent de nouvelles théorisations, aussi globales que leur objet et associées au renouveau des luttes sociales et politiques.

Bien entendu, il faut aussitôt nuancer de telles perspectives et commencer par les considérer à contre-jour, c’est-à-dire à la lumière vive des thèses adverses : si la situation présente tend à redessiner l’espace de la critique sociale et politique, il importe de souligner que le néo-libéralisme n’est pas un simple discours, mais un discours effectivement associé à des pratiques, dominantes et concertées. Et rien n’indique le déclin de la domination libérale, bien au contraire : sa puissance de remodelage des rapports sociaux reste sans rivale. Pourtant, son effort permanent de recomposition politique et de stabilisation idéologique le révèle : « la greffe libérale n’a pas pris dans ce pays » (2). En dépit de tous ses efforts, la pensée libérale doit faire face aujourd’hui à une hostilité montante et à la fragilisation de ses thèses maîtresses. Sans être pour autant en recul, elle a perdu le panache polémique et la pugnacité dénonciatrice qui la caractérisaient jusqu’à la fin des années 1970.

Le paradoxe est que la disparition de son adversaire, à commencer par l’effondrement de l’Union soviétique, mais aussi l’affaissement des partis communistes ainsi que le ralliement idéologique de la social-démocratie, mettent en péril le cadre conceptuel d’une revanche néo-libérale qui s’alimente de la diabolisation de ses adversaires. La fécondité du couple totalitarisme/démocratie s’est affaiblie : peu éclairante pour penser le présent, n’offrant plus de grille de lecture pertinente et mobilisatrice, désormais incapable de projeter sur l’avenir d’autres perspectives que celle de l’amplification des catastrophes sociales et écologiques en cours, elle cède la place à la doctrine du « choc des civilisations » et à son accompagnement policier et militaire. La puissance régressive d’une telle combinaison est sans équivalent : le libéralisme contemporain, à la fois victorieux et en crise, est ainsi condamné à renouer avec son pire passé (3).

Face à cette crise d’une idéologie libérale dorénavant fragilisée par son adéquation trop étroite à sa fonction, qui en révèle la dimension cyniquement instrumentale, et au moment où est en jeu la légitimité d’un mode de production tout entier, il est logique que croisse le besoin d’une pensée critique radicale, prenant le capitalisme pour cible. Une telle pensée ne saurait se passer de la référence à Marx, tant du point de vue analytique que sous l’angle politique : telle est l’option qui sous-tend ce livre. Le marxisme n’a bien entendu jamais disparu, mais il se trouve lui aussi pris dans une crise spécifique et appelé, pour la surmonter, à revitaliser sa dimension d’intervention critique et politique. Le rapport entre théorie et politique revient ainsi sur le devant de la scène, en tant que question aussi profonde qu’urgente, impossible à évacuer au seul motif que le compagnonnage serait décidément désuet et l’engagement forcément dogmatique.

Ainsi, les lignes incrustées du paysage idéologico-politique commencent-elles à bouger quelque peu, à rendre plus lisible et moins implacable l’horizon plat de ces années glaciaires, même si la bataille ne fait que reprendre. La relative remobilisation du moment ne connaît et ne connaîtra aucune croissance linéaire. On peut même prédire qu’elle aura à endurer tous les tours et détours, tous les échecs aussi, d’une recomposition politique à gauche qui s’annonce lente et difficile. C’est bien pourquoi il importe aujourd’hui d’interroger à nouveau ce diagnostic de défaite, si complaisamment repris parfois, et notamment par ceux dont la trajectoire intellectuelle a très exactement épousé la courbure de cette séquence historique.

Ainsi, plus que jamais habitée par ses propres tensions internes, clivée entre le rejet des théorisations globales d’un côté et la recherche des alternatives au capitalisme de l’autre, la pensée critique contemporaine doit faire l’inventaire de sa propre histoire, si elle veut retrouver son mordant et renouer un rapport plus fécond et offensif à la politique et à l’histoire. La philosophie née dans les années 1960 a su explorer des terrains de recherche neufs et frayer des pistes créatives, que le marxisme n’avait pas ou peu su percevoir, voire même rejetées. Mais elle a aussi concédé à son adversaire politique le cadre et les conditions de sa propre redéfinition, procédant à la liquidation sans remplacement de ses propres repères hérités, sans parvenir à inventer d’alternative. Elle n’a pas non plus su produire de véritable analyse historique de la période dont pourtant elle émanait, se réclamant au même moment d’un enracinement critique et subversif dans son temps.

Reversée au compte de la seule créativité philosophique, la subversion des années 1960 s’est installée sur un terrain conceptuel et culturel, abandonnant l’élaboration des médiations politiques en même temps que l’ambition de saisie totalisante d’un capitalisme décidément global. C’est sur ce plan que le marxisme doit de nouveau faire la preuve de sa propre capacité d’analyse et d’intervention stratégique, face à ce qui est le point aveugle des philosophies les plus novatrices de cette époque. La tâche est complexe car il s’agit d’éviter les jugements expéditifs sans renoncer à la prise de position. Ainsi, à travers l’angle des lectures de Marx, c’est bien l’intrication du théorique et du politique, la réfraction philosophique de la politique ou encore ce que l’on a nommé « la politique dans la philosophie » qu’il s’agit de comprendre, comme élément actif d’une situation historique complexe à laquelle le marxisme lui-même appartient.

C’est donc la thèse d’un clivage que l’on soutiendra ici, qui distingue des tendances diverses sur le flanc gauche de la vie intellectuelle et de l’intervention politique. Il s’agit de montrer que ce clivage traverse, comme tension interne, les œuvres étudiées dans les chapitres qui suivent et explique que la lecture de Marx y joue continument le rôle d’un élément moteur, dynamisant la recherche et l’écriture chez trois auteurs majeurs, emblématiques de la vitalité critique et du désarroi politique de la séquence qui s’achève.

Notes

1. Voir Razmig Keucheyan, Hémisphère gauche – une cartographie des nouvelles pensées cri- tiques, Paris, Zones, 2010.

2. C’est ce que déplorait Pierre Grémion, l’un de ces nouveaux intellectuels de combat, dans un livre paru en 2005 où il décrit avec une rare franchise les relais étatiques et privés des think tanks libéraux depuis la période la guerre froide. Voir Pierre Grémion, Modernisation et progressisme – Fin d’une époque, 1968-1981, Paris, éditions Esprit, 2005, p. 234.

3. Voir Domenico Losurdo, La controstoria del liberalismo, Bari-Rome, Laterza, 2006.


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TABLE DES MATIERES

 

INTRODUCTION : LIRE MARX

La politique dans la philosophie

Le retour du débat ?


I. PHILOSOPHIE ET POLITIQUE, CONTREPOINTS

 
1/ De la Libération aux années 1960 : ce que « moderniser » veut dire

Les intellectuels dans la Guerre froide

La situation internationale et la guerre d’Algérie

La rénovation du capitalisme

De la SFIO à la deuxième gauche

2/ Marx en France

Premières traductions de Marx et d’Engels

Un marxisme sans Marx ?

La crise du marxisme, à l’intersection du théorique et du politique

La politique sans théorie

Surpolitisation de la théorie : le cas Hegel et la querelle de l’humanisme

Les occasions manquées

L’économie politique et sa critique

3/ La philosophie, permanence et métamorphose

Entre institution et subversion

L’école des philosophes

4/ Le chaudron de Mai et le tournant des années 1970

Puissances de la philosophie

La marginalisation du marxisme

Du conseillisme à l’antitotalitarisme

Un séisme idéologique

La croisade libérale

A bout de souffle ?


II. FOUCAULT L’ARTIFICIER

 

Une lecture stratégique de Marx

1/ De l’aliénation aux normes

Psychologie et politique

Un parcours dans la philosophie

L’antidialectique

Une alternative au marxisme

2/ Politiques de la vérité

Les mots et les choses : une nouvelle épistémologie

Une autre critique de l’économie politique

Un ricardien nommé Marx

La question de l’engagement, de Sartre aux nouveaux philosophes

3/ Du modèle de la guerre à la théorie du biopouvoir

Le savoir-pouvoir, un alliage politique

De la guerre des races à la lutte des classes

Technologies de pouvoir

Le concept de biopouvoir : une transition théorique

4/ Le libéralisme, une gouvernementalité

Un tournant théorique

Libertariens et ordolibéraux

Socialisme et marxisme

Etat et parti : penser les institutions

La seconde mort de l’homme


III. DELEUZE LE REFRACTAIRE

 
1/ Qu’est-ce qu’un philosophe ?

Bergson plutôt que Marx

Nietzsche contre Hegel

L’infâme dialectique

La métamorphose philosophique de la politique

Différence et devenir

2/ Juste une image : la critique de la représentation

Philosophie et politique du cinéma

Le peuple manque

Economie politique libidinale

L’oubli de Marx

3/ Les limites sans dehors du capitalisme

Désir des masses et fascisme

D’imperceptibles révolutions

Politiques de la dispersion

L’Etat et la révolution

Une autre philosophie de l’histoire

4/ L’éloge du flux et ses paradoxes

En colère contre l’époque

Politique de la fuite

Devenir minoritaire et le rester

Une obstination critique


IV. ALTHUSSER LA SENTINELLE

 

1/ Vers Marx

Hegel de retour

Un engagement philosophique

Lacan et Freud, Althusser et Marx

Les œuvres de jeunesse de Marx

La pratique théorique

L’idéologie, cette pierre tombale

2/ Questions dialectiques, questions stratégiques

L’épistémologie au lieu de la politique

Entre Mao Zedong et Waldeck Rochet

Le congrès d’Argenteuil

De la guérilla en philosophie

Portrait de Marx en philosophe

3/ Lire Marx lecteur

Vues et bévues de l’économie politique

Contre l’historicisme

L’autocritique

La reproduction du mode de production

Appareils Idéologiques d’Etat et assujettissement

4/ Enfin la crise !

De l’idéologie en général

La politique en solitaire

L’indépassable philosophie

L’échec et sa théorie


CONCLUSION : APRES LA DEFAITE

 

Relire Marx

La thèse postmoderne

La bifurcation

Philosophie, politique et critique de l’économie politique

Un nouvel agenda critique

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