Avec l’aimable autorisation des éditions Textuel, nous mettons ici à disposition le livre de Michel Husson Six milliards sur la planète : sommes-nous trop ?, initialement paru en 2000 dans la collection « La Discorde », alors dirigée par Daniel Bensaïd. Cette publication s’accompagne d’une présentation inédite de l’ouvrage par l’auteur. 

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Pour lire l’ouvrage, cliquez ici.

 

A l’origine de ce petit livre, il y a des discussions avec Michel Lequenne et Pierre Rousset lors d’une Université d’été de la LCR. Ils ont d’abord inspiré un article, « Pour en finir avec Malthus », publié dans Critique communiste à l’automne 1994. Un peu plus tard, Daniel Bensaïd me proposait de le développer sous forme d’un ouvrage dans la collection qu’il dirigeait.

L’objectif premier était de critiquer le regain des thèses néo-malthusiennes pour qui la population serait le problème … et la solution au défi climatique. La croissance non maîtrisée de la population serait en effet porteuse d’une inexorable augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Le livre commence par rappeler les lois démographiques pour insister sur ce point important : la croissance de la population ne dépend pas seulement du taux de fécondité (le nombre d’enfants par femmes), mais aussi de la proportion de femmes en âge de procréer dans l’ensemble de la population. Si l’on prend en compte ces deux facteurs, on constate alors qu’il n’est pas possible d’infléchir significativement la courbe de la population mondiale sans recourir à des « régulations barbares ».

Le développement de cette critique conduit donc à élargir le questionnement pour discuter des limites de la planète et de sa capacité à nourrir tous ses habitants. Le débat entre économistes avait commencé à l’époque, et la discussion de leurs contributions pouvait déjà conduire à parler de « l’introuvable économie écologique » et à la nécessité d’un « autre calcul économique ».

Après avoir rappelé que la perspective à long terme était plutôt celle d’un vieillissement de la population mondiale, le livre conclut par un plaidoyer en faveur d’une « redéfinition (éco- ou néo-) du socialisme ».

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