La revue Contretemps vous invite à une réunion publique

Le jeudi 27 juin à 18 h 30

Au Lieu-dit, 6, rue Sorbier (Paris 20ème)

Métro Ménilmontant (ligne 2) ou Gambetta (ligne 3) 

Avec :

Stéphane Bonnéry, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université de Saint-Denis, responsable du réseau Ecole du PCF, et auteur de Comprendre l’échec scolaire ;

Matthieu Brabant, enseignant en lycée professionnel et secrétaire national de la CGT Educ’action ;

Sylviane Charles, professeur des écoles, militante SNUIpp-FSU (Ecole émancipée) ;

Charlotte Nordmann, traductrice, membre du comité de rédaction de la Revue des livres et auteure de La fabrique de l’impuissance. L’école entre domination et émancipation ;

Ugo Palheta, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université de Lille-3, membre du comité de rédaction de Contretemps et auteur de La domination scolaire.

 

François Hollande avait promis, durant sa campagne électorale, de faire de l’Ecole une priorité politique et de rompre avec les politiques menées par la droite pendant 10 ans. Or sa première année de mandat a sonné pour de nombreux enseignants et parents comme une cruelle désillusion, même s’il est vrai que peu d’entre eux mettaient de grands espoirs dans l’accession au pouvoir du PS.

Outre une réforme des rythmes scolaires menée à la va-vite, le gouvernement actuel n’a nullement rompu avec les politiques menées précédemment : les 80 000 postes supprimés durant les 5 dernières années ne seront pas rétablis, la LRU et le « bac pro » en 3 ans sont entérinés, de même que les possibilités de contournement de la carte scolaire. Cela sans parler des cours d’ « entrepreneuriat », promis par Hollande aux patrons de la 6ème à la terminale, ou de la « morale laïque », qui apparaît au mieux comme le supplément d’âme d’une Ecole néolibérale. Ainsi domine, parmi les enseignants, un profond scepticisme voire une colère qui pourrait bien s’exprimer plus ouvertement à mesure que s’éloigne le spectre du sarkozysme, sur lequel le candidat Hollande a construit son succès électoral.

Cette situation rend d’autant plus sensible la nécessité, pour la gauche radicale et le mouvement syndical, de reposer la question scolaire et de construire des perspectives de rupture avec une Ecole de plus en plus soumise aux exigences du capital. En effet, si nous sommes nombreux/ses à convenir que l’Ecole ne peut se donner d’autre objectif que l’émancipation – individuelle et collective –, reste entier le problème du contenu et des formes de cette émancipation. Quel projet scolaire opposer au néolibéralisme éducatif, qui réduit la scolarisation à la conformation au monde tel qu’il va et à la préparation à l’exercice d’un métier ? Quelle organisation scolaire, associée à quelles pratiques pédagogiques, pourraient contribuer à cette émancipation en favorisant aussi bien la démocratisation de l’accès aux savoirs que la construction d’une société fondée sur la solidarité et non sur la lutte de chacun contre tous ?

Chantier politique et théorique ambitieux, auquel la revue Contretemps a voulu contribuer dans son dernier numéro, en donnant la parole à des auteurs issus de courants variés. Nous voudrions revenir sur cette question le jeudi 27 juin au Lieu-dit, en faisant débattre ensemble des militants syndicaux et des chercheurs travaillant sur les questions d’éducation.

 

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