À partir des apports d’un des pionniers du marxisme écologique, James O’Connor, il s’agit de redéfinir l’État comme interface entre le capital et la nature et d’expliquer la manière dont la seconde contradiction du capitalisme traverse l’État. Cela permet de repenser d’un point de vue écomarxiste les termes du débat stratégique sur le devenir et la fonction de l’État dans la révolution.

Relire la théorie marxienne de l’émancipation
En réponse aux dérèglements planétaires, les climatologues du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) préconisent une « planification de long terme », une « transformation des procès de production » aussi bien qu’une « justice climatique et sociale »[1]. Si ces recommandations peuvent laisser penser que le GIEC remet en cause la maximisation du profit à court terme propre au capital, son horizon politique se limite en réalité à la réorientation de la société capitaliste vers une trajectoire de neutralité carbone à l’horizon 2050[2]. Par sa visée émancipatrice à l’égard du capitalisme fossile, le programme écomarxiste revendique une portée plus radicale. Déterminer dans quelles conditions il est possible d’hériter de la conception marxiste classique de l’émancipation suppose dès lors de réévaluer les fondements du communisme et de la stratégie révolutionnaire.
Rappelons-en l’essentiel. Le communisme marxien désigne non pas un « idéal » abstrait, mais un « mouvement effectif » logé au sein des contradictions immanentes du mode de production capitaliste[3]. Selon l’interprétation certes controversée du philosophe G. A. Cohen, l’avènement du socialisme est pensé par Marx suivant le modèle de l’« entrave » (fettering)[4]. Le dépassement de la rareté naturelle permis par le développement des forces productives que l’auteur désigne comme la « grande influence civilisatrice du capital » se trouve entravé par les rapports sociaux capitalistes[5].
La tâche du socialisme consiste alors à libérer les potentialités d’abondance matérielle que le mode de production a engendrées sans pour autant être capable de les réaliser. Cette tâche est portée par le prolétariat constitué en sujet révolutionnaire par sa concentration sur les lieux de production où s’opère une « simplification des rapports de classes » entre la bourgeoisie et la classe ouvrière[6]. La transition socialiste culmine dans la dictature révolutionnaire du prolétariat[7] conçue d’abord comme stratégie de conquête de l’appareil d’État[8] avant d’être révisée en 1871 sous l’effet de la Commune de Paris. Cette dernière cristallise alors la « forme politique enfin trouvée » du « gouvernement de la classe ouvrière » qui met en évidence la nécessité de détruire l’appareil d’État bourgeois pour y substituer des formes politiques alternatives : « La classe ouvrière ne peut pas se contenter de prendre la machine d’État toute prête et de la faire fonctionner pour son propre compte »[9].
La socialisation des moyens de production entre les mains des producteurs associés met en œuvre un « plan délibéré » orienté vers la production de valeurs d’usage et la satisfaction des besoins sociaux[10]. L’abolition du salariat supprime du même coup toute division en classes sociales et ouvre ainsi la voie à une libre association communiste où l’émancipation collective repose sur l’autonomie individuelle : « Le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous »[11]. L’émancipation du travail, qui, une fois affranchi de l’exploitation capitaliste, cesse d’être seulement un « moyen de vivre » pour devenir une activité autonome (le célèbre « premier besoin vital » de l’homme), se double d’une émancipation à l’égard du travail à travers la réduction de la journée de travail[12].
Tels sont, en somme, les principaux éléments de la théorie marxienne de l’émancipation à l’égard de laquelle le marxisme écologique opère un écart critique. La crise écologique oblige dès lors à repenser l’État, la stratégie de prise de pouvoir, les modalités de la planification et la figure du sujet révolutionnaire.
Le State debate écologique au sein du marxisme
État et marxisme
Comprendre la redéfinition écologique de l’État exige de revenir d’abord sur les nombreuses controverses dont il a été l’objet dans l’histoire du marxisme depuis Marx et Engels. Dans L’Idéologie allemande, ces derniers décrivent l’État comme la « forme par laquelle les individus d’une classe dominante font valoir leurs intérêts communs »[13] [Marx et Engels, 1932, rééd. 2012, p. 74]. Selon le plan initial du Capital, Marx avait l’intention de rédiger un quatrième Livre dédié à l’État capitaliste qui ne vit finalement jamais le jour. Pour autant, l’État est loin d’être absent du marxisme classique où son analyse s’est toujours déployée à partir de problématiques spécifiques : l’hégémonie chez Gramsci, l’impérialisme chez Luxemburg, la révolution chez Lénine ou encore le droit chez Pachoukanis[14].
Ce n’est qu’à partir des années 1960 que s’opère une véritable systématisation de la théorie marxiste de l’État qui s’amorce par une critique des conceptions alors dominantes au sein de la gauche occidentale d’après-guerre. D’un côté, la théorie du capitalisme monopolistique d’État promue par les partis communistes et le bloc soviétique minimise l’autonomie de l’État en le réduisant à un simple instrument aux mains de la classe dominante[15]. De l’autre, la conception de l’État comme garant de l’intérêt général mise en avant par les partis sociaux-démocrates présuppose une neutralité de l’État qui en sous-estime les limites. L’enjeu du débat consiste dès lors à élaborer une « théorie plus adéquate de l’essence et des limites du pouvoir de l’État capitaliste »[16].
L’impasse respective de l’instrumentalisme et du neutralisme a suscité une réélaboration de la question étatique au sein du marxisme où s’opposent désormais deux idéal-types[17] [Das, 1996].
Le premier modèle dit « structuraliste » est avant tout associé à l’œuvre de jeunesse de Nicos Poulantzas[18] et aux travaux des théoriciens allemands de la « dérivation de l’État »[19]. Tandis que Poulantzas[20] affronte dans la New Left Review l’approche instrumentale de Ralph Miliband qui ramène l’essence capitaliste de l’État aux seules origines de classe de ses gouvernants, le sociologue allemand Claus Offe[21] met en évidence une contradiction croissante au sein de l’État entre sa fonction d’accumulation (assurer la rentabilité du capital) et sa fonction de légitimation (consolider l’État social par la taxation du capital). Théoricien des crises et de l’État avant de se tourner vers le marxisme écologique, l’économiste James O’Connor voit dans ce double impératif la source d’une crise fiscale de l’État[22].
Élaboré dans l’œuvre tardive de Poulantzas, le deuxième modèle dit de la « lutte des classes » définit l’État capitaliste comme la « condensation matérielle et spécifique d’un rapport de force entre classes et fractions de classe »[23]. Dans une filiation avec le philosophe italien Antonio Gramsci, il soutient que tout « bloc au pouvoir » doit imposer son « hégémonie » au sens d’un double jeu de coercition et de consentement à travers les différents appareils idéologiques et répressifs d’État[24].
La tension entre les différents appareils fournit alors un levier pour la transformation socialiste qui s’exerce à la fois dans et contre l’État. Alors que la théorie de la dérivation de la forme capitaliste de l’État s’accompagne du refus stratégique de sa conquête par les nouveaux mouvements sociaux, Poulantzas substitue à l’image d’un « bloc monolithique » celle d’un « champ stratégique » afin de relocaliser la stratégie de la lutte des classes au sein de l’État[25]. Il plaide pour une transition démocratique vers le socialisme qui articule l’action à l’intérieur de l’État et la lutte des classes menée à l’extérieur.
L’État comme interface capital-nature
Dès la fin des années 1980, le marxisme écologique mobilise cet héritage théorique pour conceptualiser ce que la sociologie désigne désormais sous le nom d’« État environnemental » (environmental state)[26]. Au sein de la revue américaine CNS s’ouvre alors un ecological state debate qui se prolonge jusqu’à nos jours[27]. Cet effort théorique fait suite aux premières mobilisations écologistes de la fin des années 1960 qui ont conduit à la création de l’Environmental Protection Agency(EPA) sous la présidence de Richard Nixon en 1970.
La question de l’État se trouve au cœur de l’écomarxisme dès sa fondation par James O’Connor[28]. Dans son célèbre article, l’économiste américain met en parallèle la définition polanyienne des marchandises fictives que sont le travail, la terre et la monnaie[29] avec le concept marxien de conditions de production (forces de travail, ressources naturelles et infrastructures). Celles-ci sont achetées et vendues sur le marché comme de simples marchandises, alors même qu’elles ne sont pas (re)produites de façon capitaliste. O’Connor en déduit l’impératif d’une « politisation » des conditions de production : « L’État se place entre le capital et la nature ou les médiatise », autrement dit, il en constitue l’« interface »[30]. La fonction environnementale de l’État désigne ainsi la « régulation publique de l’approvisionnement des conditions de production »[31].
O’Connor recourt à une analogie avec la critique marxienne de l’épuisement de la force de travail dans la production capitaliste dans la mesure où la crise écologique incarne elle aussi une tendance autodestructrice du capital menaçant son existence à long terme. Cette dernière est désignée par l’auteur comme une « seconde contradiction » causée par le « (més)usage (use and abuse) de la nature par le capital »[32]. Le réchauffement de l’atmosphère, les pluies acides, la salinisation des nappes phréatiques, les déchets toxiques et l’érosion des sols sont autant de phénomènes qui compromettent « aussi bien les profits que les écosystèmes »[33].
Dès lors, la crise écologique « contraint le capital et l’État à exercer une forme accrue de contrôle et de planification sur les conditions de production » qui se manifeste par la mise en place de politiques environnementales telles que la gestion intégrée des nuisibles, la planification régionale de l’usage des sols ou encore l’élimination des déchets toxiques[34]. Les catastrophes environnementales font ainsi émerger un « capitalisme davantage administré » qui confère à l’État une double fonction : fournir les conditions naturelles nécessaires à la production des entreprises privées, tout en socialisant les coûts écologiques engendrés par le capital[35].
Seconde contradiction et luttes des classes écologiques au sein de l’État
À rebours des hypothèses qui annoncent l’effondrement imminent du capitalisme ou, au contraire, rassurent sur son adaptabilité illimitée, O’Connor se garde de porter un jugement a priori sur son destin écologique.
D’une part, les mobilisations écologistes peuvent contribuer à endiguer les tendances autodestructrices du capital dans la mesure où « la protection de la nature est susceptible de restaurer les profits »[36]. La dégradation de l’environnement peut de surcroît susciter l’essor de « nouvelles industries destinées à le restaurer »[37] qu’illustrent les équipements de dragage des lacs, les machines de nettoyage des forêts, les revitaliseurs de sols, les purificateurs d’air ou encore les dispositifs contre les pluies acides. Les « solutions super-technologiques »[38] mises en œuvre pour compenser la seconde contradiction ouvrent ainsi de nouvelles opportunités d’investissement pour absorber le capital excédentaire en quête de valorisation. Cette causalité réciproque entre crise économique et crise écologique se manifeste aujourd’hui dans l’émergence de fractions de « capital vert » au sein des industries bas carbone (voir infra).
D’autre part, l’auteur voit dans la crise écologique un catalyseur des contradictions au sein de l’État. Les « sommes colossales de monnaie de crédit nécessaires […] à la reconstruction de l’environnement » risquent ainsi d’accentuer la crise fiscale de l’État[39]. En définitive, bien que l’issue de la gestion étatique de la crise écologique demeure ouverte (« elle peut ou non être fonctionnelle au capital dans son ensemble, ou à certains capitaux individuels, à court ou à long terme »), les stratégies de résolution mettent l’État capitaliste aux prises avec une véritable « crise de la gestion de crise »[40], en ce que son rôle environnemental entrave ses fonctions d’accumulation et de légitimation.
Le facteur décisif de l’issue de crise réside dès lors dans l’intensité des luttes écosociales. Pour penser l’émergence du mouvement écologiste, O’Connor mobilise à nouveau les analyses de Marx sur la réduction de la journée de travail. De même que la résistance à l’exploitation du travail a engendré un mouvement ouvrier formant une « barrière sociale » au capital, la lutte contre la tendance autodestructrice de l’« exploitation écologique » doit elle aussi se constituer en force politique[41]. Or, dans la mesure où l’État a joué un rôle décisif dans la régulation légale de la journée de travail au xixe siècle, cette analogie soulève la question de son statut stratégique pour le mouvement écologiste.
En soutenant que « les structures de l’État médiatisent ou reflètent les conflits autour de la définition et de l’usage des conditions de production », O’Connor conçoit l’État comme un champ stratégique pour les luttes écosociales[42]. Alors que les classes dominantes soutenues par l’État promeuvent une politisation fonctionnelle (ou capitaliste) des conditions naturelles visant à maximiser la rentabilité du capital, le mouvement écologiste revendique une politisation antagonique (ou socialiste) des conditions naturelles comme « moyens de vie ». L’État condense ainsi un rapport de force entre le « pouvoir du capital » et le « pouvoir des mouvements sociaux contestant les formes capitalistes des conditions de production »[43].
Cette conception traduit l’influence décisive de l’œuvre de la maturité de Poulantzas qui définissait l’État comme une condensation matérielle d’un rapport de force entre les classes[44]. En adoptant le mot d’ordre poulantzassien de « démocratisation de l’État », O’Connor se démarque aussi bien de la « stratégie anarchiste » d’abolition mise en avant par l’éco-anarchiste Murray Bookchin, que du projet de « réformer l’État libéral-démocratique » porté par l’écologie dominante[45].
Alors que le renouveau du débat marxiste sur l’État à la fin des années 1960 ignorait largement cette problématique, l’originalité d’O’Connor réside dans la mise au jour de la contradiction écologique qui traverse l’État capitaliste. L’auteur conçoit sa théorie d’une lutte des classes écologique au sein de l’État comme un dépassement à la fois des lectures purement fonctionnalistes, que l’on rencontre parfois chez les théoriciens de la dérivation de l’État, et des approches néomarxistes d’inspiration wébérienne, qui privilégient l’analyse des procédures de légitimation au détriment de la dimension matérielle de l’État[46].
En appliquant la matrice o’connorienne au cycle de luttes écologistes du tournant des années 1970, un numéro de CNS approfondit l’analyse du rôle historique de l’État environnemental aux États-Unis[47]. L’émergence d’un interventionnisme fédéral en matière environnementale, symbolisée par la création de l’EPA en 1970, s’expliquerait ainsi, d’une part, par les mobilisations pour les droits civiques et pour l’environnement au début des années 1960 et, d’autre part, par l’aggravation des dégradations écologiques liées à l’essor des industries pétrochimiques et militaires depuis les années 1950.
L’adoption du Resource Conservation and Recovery Act en 1976 est alors interprétée comme un nouvel arbitrage étatique entre le pouvoir du capital et celui des luttes écosociales. Pour maintenir ses fonctions accumulative et légitimatrice, l’État consolide alors une rationalité néoclassique fondée sur l’évaluation coûts-bénéfices qui vise moins à éteindre les sources de pollution, comme l’exigeait le mouvement écologiste, qu’à en encadrer les effets les plus pervers. Enfin, l’État français constitue lui aussi une interface entre le capital et la nature. Qu’il s’agisse de la zone à défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes ou des mobilisations contre les méga-bassines, le mouvement écologiste français remet en cause la marchandisation des conditions de production et la manière dont l’État administre la « seconde contradiction »[48].
« Briser la machine d’État » fossile ou écoléninisme ?
Le cadrage idéologique de la crise climatique invite à poser à nouveaux frais les questions stratégiques du marxisme. Faut-il « briser la machine d’État » fossile, selon la formule par laquelle Marx caractérise l’action des Communards, ou convient-il au contraire d’investir l’État en tirant parti des contradictions internes du capitalisme vert ? La première option renvoie à la critique éco-anarchiste de l’État formulée par Bookchin ainsi qu’au « communisme de la catastrophe » défendu par le collectif Out of the Woods[49] [2022]. La seconde s’appuie sur une relecture écologique de la stratégie mise en avant par Poulantzas, qui inspire aussi bien les projets de Green New Deal que le programme du « léninisme écologique » promu par Malm.
Éloigné en réalité de l’élan révolutionnaire de Lénine, Malm adopte la conception de l’État comme « condensation » d’un rapport de force[50] [2020, p. 151-152]. Il préconise dès lors une stratégie de conquête électorale du pouvoir combinée à la « pression populaire sur l’État » exercée par la désobéissance civile et le sabotage, afin de « contraindre ses appareils à couper les amarres » avec le capital fossile[51] [2016b ; 2020]. L’urgence climatique justifie ainsi de composer avec l’État capitaliste dans un contexte où l’avènement d’un « État ouvrier fondé sur les soviets » apparaît improbable du fait du déclin du mouvement ouvrier historique. Alors que le théoricien de l’écoléninisme rompt paradoxalement avec le « programme classique consistant à démolir l’État », Guillibert maintient la pertinence de la stratégie léniniste du double pouvoir qui se résume dans la formule d’une lutte des « soviets dans et contre l’État »[52] [Guillibert, 2021, p. 241]. Ce « contre-pouvoir » se manifeste dans les luttes territoriales comme les ZAD ou les mobilisations indigènes qui sont envisagées comme autant de « collectifs d’auto-organisation du vivant ». Leur autonomie constitue un levier « pour contraindre l’État et organiser son dépérissement »[53] [p. 242].
Exercées de l’intérieur par le jeu électoral écoléniniste ou de l’extérieur par les soviets écologistes, les pressions sur l’État offrent une réponse immédiate à l’urgence d’un démantèlement rapide des industries fossiles. Dès lors que ces stratégies s’inscrivent dans les arènes électorales nationales, elles entrent toutefois en conflit avec l’échelle planétaire de l’Anthropocène. Toute transformation centrée sur l’État-nation se heurte à la contradiction structurelle entre « l’unité du marché mondial et la fragmentation du monde en États territorialisés »[54] [Hunter, 2021], qui offre au capital fossile la possibilité de fuir les mesures coercitives en relocalisant ses activités. Cette impasse révèle la nécessité de penser des formes planétaires de coordination économique et la constitution d’un sujet écologiste résolument internationaliste.
Notes
[1] IPCC [2023], « Summary for policymakers », in Climate Change 2023 : Synthesis Report, Intergovernmental Panel on Climate Change, Genève, p. 19-31.
[2] Buck H. J. [2021], Ending Fossil Fuels. Why Net Zero Is Not Enough, Verso, Londres.
[3] Marx et Engels [1932], L’Idéologie allemande, Éditions sociales, « Les essentielles », Paris, 2012, p. 64
[4] Cohen G. A. [1978], Karl Marx’s Theory of History. A Defence, Princeton University Press, Princeton, 2000, p. 326-340.
[5] Marx, [1939], Manuscrits de 1857-1858, dits « Grundrisse », Éditions sociales, « Les essentielles », Paris, 2011, p. 371
[6] Balibar É. et Wallerstein I. [1988], Race, nation, classe. Les identités ambiguës, La Découverte, « Poche/SHS », Paris, 2007, p. 207-246.
[7] Marx [1875], Critique du programme de Gotha, Éditions sociales, « Les poches », Paris, 2008, p. 73.
[8] Marx K. et Engels F. [1848], Manifeste du Parti communiste, Éditions sociales, Paris, 2023.
[9] Marx [1871], Sur la Commune de Paris, Éditions sociales, Paris, 2021 ; Balibar É. [1974], Cinq Études du matérialisme historique, Maspero, Paris, p. 97.
[10] — [1867], Le Capital, Livre I, Éditions sociales, « Les essentielles », Paris, 2016, p. 81
[11] Marx K. et Engels F. [1848], Manifeste du Parti communiste, Éditions sociales, Paris, 2023, p. 78.
[12] 1875], Critique du programme de Gotha, Éditions sociales, « Les poches », Paris, 2008, p . 60
[13] Marx et Engels [1932], L’Idéologie allemande, Éditions sociales, « Les essentielles », Paris, 2012, p. 74
[14] Keucheyan [2015], « L’état de l’utopie : la question de l’État dans les pensées critiques contemporaines », Revue française de socio-économie, n° 15, p. 65-80.
[15] Jessop B. [1982], The Capitalist State. Marxist Theories and Methods, New York University Press, New York, p. 32-77.
[16] Clarke S. [1991], « The state debate », in Clarke S. (dir.), The State Debate, Macmillan, Londres, p. 4.
[17] Das R. [1996], « State theories : a critical analysis », Science and Society, vol. 60, p. 27-5
[18] Poulantzas N. [1968], Pouvoir politique et classes sociales de l’État capitaliste, Maspero, Paris.
[19] Vincent J.-M. et al. [1975], L’État contemporain et le marxisme, Maspero, Paris ; Hirsch [2005], La Théorie matérialiste de l’État. Les transformations du système capitaliste des États, Syllepse, Paris, 2025.
[20] Poulantzas [1969], « The problem of the capitalist state », New Left Review, vol. I, n° 58, p. 67-78.
[21] Offe C. [1972], Strukturprobleme des kapitalistischen Staates. Aufsätze zur politischen Soziologie, Suhrkamp, Francfort ; [1984], Contradictions of the Welfare State, Hutchinson, Londres
[22] O’Connor [1973], The Fiscal Crisis of the State, Transaction Publishers, New Brunswick, 2009.
[23] Poulantzas [1978], L’État, le pouvoir, le socialisme, Les Prairies ordinaires, Paris, 2013, p. 192.
[24] Douet Y. [2019], « Althusser, Poulantzas et le problème de l’autonomie de la politique », L’Homme et la Société, vol. 87, n° 1, p. 157-181 ; Ducange J.-N. et Keucheyan R. (dir.) [2016], La Fin de l’État démocratique. Nicos Poulantzas, un marxisme pour le xxie siècle, PUF, « Actuel Marx Confrontation », Paris.
[25] Poulantzas [1978], L’État, le pouvoir, le socialisme, Les Prairies ordinaires, Paris, 2013, p. 205
[26] Hausknost D. [2025], « The state in the Anthropocene », in Machin A. et Wissenburg M. (dir.), Handbook of Environmental Political Theory in the Anthropocene, Edward Elgar Publishing, Cheltenham.
[27] Liodakis G. [2023], « Transcending socio-ecological crisis by means of the state or revolution ? », Capitalism, Nature, Socialism, vol. 34, p. 58-77.
[28] O’Connor [1988], « Capitalism, nature, socialism : a theoretical introduction », Capitalism, Nature, Socialism, vol. 1, n° 1, p. 11-38.
[29] Polanyi K. [1944], La Grande Transformation. Aux origines politiques et économiques de notre temps, Gallimard, Paris, 2009, p. 117-127
[30] O’Connor [1988], « Capitalism, nature, socialism : a theoretical introduction », Capitalism, Nature, Socialism, vol. 1, n° 1, p. 23
[31] O’Connor [1988], « Capitalism, nature, socialism : a theoretical introduction », Capitalism, Nature, Socialism, vol. 1, n° 1, p. 23 ; Parenti C. [2014], « The environment making state : territory nature and value », Antipode, vol. 47, n° 4, p. 829-848.
[32] O’Connor [1988], « Capitalism, nature, socialism : a theoretical introduction », Capitalism, Nature, Socialism, vol. 1, n° 1, p. 25
[33] P. 25
[34] P. 22
[35] P. 32.
[36] P. 31.
[37] P. 32
[38] P. 32.
[39] P. 32
[40] Offe [1973], « Krisen des Krisenmanagements : Elemente einer politischen Krisentheorie », in Jänicke M. (dir.), Herrschaft und Krise, Westdeutscher Verlag, Opladen, p. 197-223.
[41] O’Connor [1988], « Capitalism, nature, socialism : a theoretical introduction », Capitalism, Nature, Socialism, vol. 1, n° 1, p. 32.
[42] P. 24
[43] P. 24
[44] O’Connor [1984], Accumulation Crisis, Basil Blackwell, Oxford, p. 191-198.
[45] O’Connor [1998], Natural Causes. Essays in Ecological Marxism, Guilford Press, « Democracy and ecology », New York, p. 306
[46] Offe [1973], « Krisen des Krisenmanagements : Elemente einer politischen Krisentheorie », in Jänicke M. (dir.), Herrschaft und Krise, Westdeutscher Verlag, Opladen, p. 197-223 ; Habermas J. [1973], Crise de légitimation dans le capitalisme avancé, Payot, « Critique de la politique », Paris, 1978 ; O’Connor [1988], « Capitalism, nature, socialism : a theoretical introduction », Capitalism, Nature, Socialism, vol. 1, n° 1, p. 24.
[47] FitzSimmons M. et al. [1991], « Environmentalism and the liberal state », Capitalism, Nature, Socialism, vol. 2, n° 1, p. 2-3
[48] Carton et Malm [2025], The Long Heat. Climate Politics When It’s Too Late, Verso, Londre, p. 3-7.
[49] Out of the Woods Collective [2022], Hope Against Hope. Writings on Ecological Crisis, Common Notions, New York.
[50] Malm [2020], Corona, Climate, Chronic Emergency. War Communism in the Twenty-First Century, Verso, Londres, p. 151-152
[51] Ibid.
[52] Guillibert P. [2021], Terre et Capital. Pour un communisme du vivant, Éditions Amsterdam, Paris, p. 241. s
[53] P. 242
[54] Hunter R. [2021], « Capitalism, depoliticization, and climate politics », Science & Society, vol. 85, n° 2.
