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Face à la pandémie, retournons la « stratégie du choc » en déferlante de solidarité !
21 mars 2020

Face à la pandémie, retournons la « stratégie du choc » en déferlante de solidarité !

Près de 230 médecins, infirmier.e.s., psychologues, réanimateurs, enseignant.e.s, comédien.ne.s, paysan.ne.s, artistes, chercheuses, scientifiques, musicien.ne.s, syndicalistes, éditeurs, libraires et autres personnalités appellent à s’auto-organiser face à la pandémie de Covid-19 et à rejoindre le réseau de solidarité COVID-ENTRAIDE FRANCE.
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Près de 230 médecins, infirmier.e.s., psychologues, réanimateurs, enseignant.e.s, comédien.ne.s, paysan.ne.s, artistes, chercheuses, scientifiques, musicien.ne.s, syndicalistes, éditeurs, libraires et autres personnalités appellent à s’auto-organiser face à la pandémie de Covid-19 et à rejoindre le réseau de solidarité COVID-ENTRAIDE FRANCE.

Depuis une semaine la France est entrée dans une nouvelle réalité vertigineuse. Le Covid-19 n’est plus une « petite grippe », selon nos gouvernants, mais la « pire crise sanitaire depuis un siècle ». Un choc intime qui nous fait trembler pour nos proches et toutes les personnes particulièrement fragiles. Une secousse géopolitique qui fait s’effondrer la mondialisation néolibérale comme un château de cartes. 2019 avait été une année d’incendies ravageurs en Australie, Amazonie et ailleurs, et d’immenses soulèvements populaires. 2020 a d’ores et déjà les traits d’une paralysie totale, une crise systémique majeure.

Cette pandémie achève de rendre irrespirable la vie dans un système politique et économique délirant, néfaste, mais surtout inutile au moment où un immense besoin de soin se fait sentir. Après être resté attentiste pendant un mois et demi, Emmanuel Macron a promis, pour ne pas perdre la face, que « l’État paiera […] quoi qu’il en coûte ». La « mobilisation générale » est décrétée. « Nous sommes en guerre », paraît-il, contre un « ennemi invisible ».

Face à cette rhétorique militariste, nous affirmons une autre logique. À « l’union nationale » nous préférons l’entraide générale. À la guerre, nous opposons le soin, de nos proches jusqu’aux peuples du monde entier et au vivant. En France, comme dans les autres pays, nous allons tenir ensemble pour faire face à l’épidémie. Nous allons transformer l’isolement imposé en immense élan d’auto-organisation et de solidarité collective.

Avec nos voisin.e.s, nos ami.e.s, nos familles, nos proches, nos collègues ; dans nos immeubles, nos rues, nos quartiers, nos villes et nos villages ; notamment en utilisant les réseaux sociaux, nous allons construire l’entraide à la base. Pour aider les plus fragiles qui ne peuvent pas sortir à obtenir de la nourriture. Pour garder les enfants de celles et ceux qui doivent continuer de travailler. Pour partager des informations vérifiées sur la situation. Pour se donner des nouvelles et se réconforter dans cette situation déchirante. Pour soutenir les plus précaires dans leurs luttes pour vivre. Pour faire face à une crise économique, bancaire et financière qui s’annonce dévastatrice malgré les annonces faussement rassurantes des banques centrales. En restant chez nous pour le moment, mais dans la rue dès que possible.

Face à l’ampleur du bouleversement, même Emmanuel Macron appelle à « innover dans la solidarité ». Mais nous ne sommes pas dupes du fameux « en même temps » : l’entraide que nous construisons n’est pas l’auxiliaire d’un État néolibéral défaillant. Elle ne sera pas le cheval de Troie d’une future « stratégie du choc » à base de télétravail, de « volontariat citoyen » dans des services publics détruits, et de poursuite dans la destruction des acquis sociaux au nom de « l’état d’urgence sanitaire ».

Notre solidarité est celle du peuple, de ceux d’en bas, qui se serrent les coudes pour survivre et pour vivre dignement. Elle n’a rien à voir avec celle des élites mondiales – facilement dépistées, elles -, qui se retranchent dans leurs palais dorés, protégés et désinfectés pendant que les soignant-e-s sont « au front » sans moyens et fabriquent leurs propres masques de protection en prenant tous les risques.

Pendant que les travailleurs sociaux et les institutrices gardent leurs enfants, sans consigne officielle pour se protéger, s’exposant à une contamination. Pendant que les plus précaires, les sans logis, sans papiers, sans réseaux sociaux, les intérimaires sans chômage partiel, les « indépendants » contraints au travail en danger ou sans activité, seront encore plus frappé.e.s par la crise. Pendant que les personnes âgées dans les EHPAD, les personnes handicapé-e-s à mobilité réduite, les personnes internées en hôpital psychiatrique se voient encore plus privés de liens sociaux. Pendant que les « déjà confiné.e.s », les migrant.e.s enfermé.e.s en centres de rétentions et les prisonnier-e-s voient leur situation encore aggravée. Pendant que les habitant.e.s des quartiers populaires et les personnes racisé.e.s sont parmi les premier.e.s visé.e.s par la répression liée au confinement.

Jamais l’alternative n’a été si claire, le scandale si palpable : nous jouons notre vie pendant qu’eux gèrent l’économie.

L’entraide que nous allons construire s’inscrit dans le sillage du soulèvement des peuples partout dans le monde au cours des derniers mois, du Chili au Liban, de l’Algérie au Soudan. Cette vague a répandu sur la planète la nécessité de mettre nos corps en jeu. Le Covid-19 rend indispensable, pour l’heure, leur confinement. Mais révoltées ou confinés, nous mourrons d’un système qui recherche le profit et l’efficacité et pas le soin, le pouvoir et la compétition et pas l’entraide.

Cette épidémie ravageuse n’est pas une simple réalité biologique. Elle est amplifiée par les politiques néolibérales, la destruction méthodique de l’hôpital et de l’ensemble des services publics. Si ce virus tue autant, c’est aussi parce qu’il n’y a plus assez de soignant.e.s et de lits, pas assez de respirateurs ou parce que l’hôpital tend à devenir une entreprise à flux tendu. Et si nous applaudissons chaque soir à 20h les soignant.e.s, c’est aussi pour contenir notre colère contre les gouvernants qui savaient que la tempête arrivait depuis deux mois sans rien faire.

Nous appelons donc à renforcer la solidarité et l’auto-organisation pour faire face à la pandémie et la crise systémique, partout où c’est possible, sous toutes les formes imaginables, tout en respectant la nécessité absolue du confinement pour freiner la propagation. Plus particulièrement, nous appelons à rejoindre le réseau de solidarité auto-organisé #COVID-ENTRAIDE FRANCE (https://covid-entraide.fr/) qui se constitue dans des dizaines de lieux depuis une dizaine de jours. Nous invitons à créer des groupes d’entraides locaux en ligne et sur le terrain, de notre hameau à notre village, de notre immeuble à notre ville. Nous appelons à recenser les centaines d’initiatives qui se créent à travers une cartographie collaborative (https://covidentraide.gogocarto.fr).

Ne restons pas sidéré.e.s face à cette situation qui nous bouleverse, nous enrage et nous fait trembler. Lorsque la pandémie sera finie, d’autres crises viendront. Entre temps, il y aura des responsables à aller chercher, des comptes à rendre, des plaies à réparer et un monde à construire. À nous de faire en sorte que l’onde de choc mondiale du Covid-19 soit la « crise » de trop et marque un coup d’arrêt au régime actuel d’exploitation et de destruction des conditions d’existence sur Terre. Il n’y aura pas de « sortie de crise » sans un bouleversement majeur de l’organisation sociale et économique actuelle.

Il y aura un avant et un après. Nous sommes pour l’instant confiné-e-s, mais nous nous organisons. Et, pour sûr, nous reprendrons les rues, les jardins, les outils de travail, les moyens de communication et les assemblées, ensemble.

La stratégie du choc doit s’inverser. Cette fois-ci le choc ne servira pas à affermir le contrôle, le pouvoir central, les inégalités et le néolibéralisme, mais à renforcer l’entraide et l’auto-organisation. À les inscrire dans le marbre.

 

INFOS

 

LIEN VERS LA PÉTITION

https://covid-entraide.fr/signe-la-petition-pour-lentraide/ 

Signature pour les associations et organisations : merci d’envoyer votre signature à entraidepandemie@riseup.net (en précisant l’organisation dans l’objet du mail)

 

PREMIER.E.S SIGNATAIRES

Corinne Morel-Darleux, autrice, élue régionale et militante éco-socialiste

Pablo Servigne, chercheur in-terre-dépendant

Éric Beynel, co-délégué général de Solidaires

Cécile Gondard-Lalanne, co-déléguée générale de Solidaires

Hugo Huon, pour le Collectif Inter-Urgences

Karim Khelfaoui, médecin généraliste à Marseille

Adrien Parrot, anesthésiste-réanimateur et informaticien

Matthieu Bellahsen, psychiatre et praticien hospitalier

Sarah Kilani, médecin anesthésiste-réanimateur

Benoit Blaes, président du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG)

Sayaka Oguchi, médecin généraliste, trésorière du SNJMG
Emmanuelle Lebhar, interne en médecine générale, chargée de mission au SNJMG

Julien Aron, médecin néphrologue, chargé de mission au SNJMG

Vladimir Adrien, interne de l’AP-HP

Jonas Pochard, anesthésiste réanimateur

Amaury Delarge, réanimateur

Françoise Brun, infirmière

Catherine Fayet infirmière

Benjamin Royer, psychologue clinicien

Franck Prouhet, médecin généraliste

Claire Bourgogne, médecin généraliste

Marcy Pondi, anesthésiste-réanimatrice

Joachim Müllner, médecin psychiatre
Amina Ben Salah, médedecin doctorante en Neurosciences

Sabrina Ali Benali, médecin à Paris
Ben Omrane Choukri, médecin à Paris

Stéphane Lerivray, infirmier anesthésiste

Michel Robin, infirmier

Marie Llorens, infirmière urgences

Mathilde Martinot, psychiatre en hôpital public

Dominique Seydoux, médecin retraité

Aurélien Barrau, astrophysicien

Annick Coupé, secrétaire générale d’Attac

Aurélie Trouvé, porte parole d’Attac

Raphaël Pradeau, porte parole d’Attac

Maximes Combes, porte parole d’Attac

Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération Paysanne

Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Droit au Logement

Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre France

Cyril Dion, réalisateur

Geneviève Azam, essayiste

Thomas Coutrot, économiste

Benoît Teste, secrétaire général de la FSU

Annie Déan, porte-parole du MAN

Jean-François Pellissier, porte-parole d’Ensemble!

Josep Rafanell i Orra, psychologue et écrivain

Patrick Farbiaz, cofondateur du collectif Pour une Ecologie Populaire et Sociale (PEPS)

Virginie  Maris, philosophe

Christophe Bonneuil, historien

Leslie Kaplan, écrivaine

Mathilde Larrère, historienne

Dominique Méda, sociologue

Céline Pessis, historienne

Baptiste Monsaingeon, sociologue

Ludivine Bantigny, historienne

Johan Badour, éditeur

Cervaux non Disponibles

Vincent Verzat, Partager c’est Sympa

Victor Vauquois, Partager c’est Sympa

Miguel Benasayag, philosophe

François Cusset, philosophe

Dominique Bourg, philosophe

Jean Gadrey, économiste

Samuel Hayat, politologue

Isabelle Cambourakis, éditrice

Jean-Marie Harribey, économiste

Audrey Vernon, comédienne

Xavier Ricard Lanata, essayiste et haut-fonctionnaire

Yves Cochet, président de l’institut Momentum

Pierre Khalfa, économiste, Fondation Copernic

Catherine Zambon, autrice

Serge Quadruppani, écrivain

Nathalie Quintane, écrivain

Sezin Topçu,  sociologue

Alain Damasio, écrivain

Jérôme Baschet, historien

Bernard Friot, sociologue

Stéphane Lavignotte, théologien

Elise Lowy, cofondatrice de PEPS

« L’1consolable », rappeur

Kolin Kobayashi, journaliste in-terre-dépendant

Jean-Jacques Delfour, philosophe

Gauthier Chapelle, chercheur in-Terre-dépendant et co-auteur

Paul Ariès, politologue,

Dénètem Touam Bona, écrivain-artiste

Vincent de Gaulejac, président du réseau international de sociologie clinique

François Jarrige, enseignant-chercheur en histoire

Arnaud Muyssen, médecin à Lille

Anne Thebaud Mony, sociologue

Jacques Fradin, économiste

Laure Noualhat, documentariste

Pierre André Juven, sociologue de la santé

Cyril Pedrosa, auteur de bande dessinée

Anne-Sophie Novel, journaliste

Fabrice Flipo, philosophe

Sophie Gosselin, revue Terrestres

Maxime de Rostolan, fondateur de Fermes d’Avenir

Frédéric Boone, chercheur en astrophyisque

Vanessa Morisset, critique d’art et enseignante

Federico Tarragoni, sociologue

Sofia Meister, chercheuse IRD

Lucie Davy, avocate membre du Syndicat des Avocat de France

Annie Ghiloni, militante du MAN

Louis-Marie Barnier, syndicaliste, sociologue du travail

Lecomte Gabrielle, sociologue

Antoine Back, conseiller municipal à Grenoble

Léna Dormeau, chercheuse en philosophie politique

Laurent Cauwet, auteur, éditeur

Julien Théry, historien

Anne Marchand, chercheuse en socio-histoire

Fabrice Vigne, écrivain

Rose-Marie Lagrave, sociologue

Stéphane Douiller, professeur émérite de philosophie de l’Université Paris 8

Gérard Bras, philosophe

Aurélien Gabriel Cohen, revue Terrestres, Université de Paris

Philippe Boursier, professeur de SES

Loïc Steffan, co-fondateur La Collapso Heureuse

Pierre-Eric Sutter, co-fondateur de l’OBservatoire des VEcus du COllapse (OBVECO)

Marie Didier, écrivain médecin

Ana Rougier, journaliste indépendante

Alexis Judic, artiste plasticien

Roger Champ, militant de la Confédération Nationale du Logement

Nelly Massera, artiste et réalisatrice

Camille Riquier, scénographe

Fred Ortuno, association Art Factories

Étienne Ciapin, sociologue

Anthony Laurent, journaliste scientifique, co-fondateur de Sciences Critiques

Lola Ostier, médiatrice socio-éducative

Patrice Bride, coopérative « Dire le travail »

Anne Jollet, historienne

Jean-Luc Gautero, enseignant-chercheur

Raphaelle Doyon, maîtresse de conférences

François Jacquet, ingénieur de recherche

Gilles Guégan, scénographe-jardinier

Cyril Piou, chercheur en écologie

Agnès Valentin, comédienne

Coraly Zahonero, comédienne

Nicolas Le Coq, professeur des écoles

Sandrine Costamagno, directrice de recherche CNRS

Philippe Merlant, journaliste et conférencier gesticulant

Grégory Poinsenet, cofondateur de Sorry Children

Pierre Charrier, cofondateur de Sorry Children

Fabienne Brugel, metteuse en scène

Raphaël Sarfati, libraire

Pierre-Jean Heude, régisseur

Guillaume Bagnolini, philosophe

Saskia Cousin, anthropologue

David Dupuis, anthropologue et psychologue clinicien

Delphine Schmoderer, plasticienne

Josépha Dirringer, juriste

Makis Solomos, musicologue

Leïla Frouillou, sociologue

Igor Babou, professeur à l’université Paris Diderot

Stéphane Bikialo, enseignant-chercheur en littérature

Gwen de Bonneval, auteur de bande dessinée

Bernard Schéo, enseignant-chercheur

Olivier Roueff, sociologue

Sidi Mohammed Barkat, enseignant-chercheur

Guillaume Lecamus, metteur en scène

Stephen Bouquin, sociologue

Sarah Mekdjian, enseignante-chercheure

Myriem Augier, sociologue

Hélène Tordjman, économiste

Kolja Lindner, politiste

Antoine Leblois, économiste

Solène Derrien, plateforme pyrénéenne d’observation atmosphérique

Laurence Protteau, sociologue

Laurence Charlier, anthropologue

Mari Oiry Varacca, géographe

Clément Barthélémy, docteur en écologie

Jean-Michel Hupé, chercheur CNRS en neurosciences et écologie

Mattia Paco Rizzi, architecte

Denys Piningre, cinéaste

Rosemary Faulkner, traductrice

Pascal Maillard, univesitaire et syndicaliste

Othmar Eipeltauer, paysan arboriculteur

François Gèze, éditeur

Christelle Rabier, maîtresse de conférence

Pierre Lénel Sociologue

Rada Iveković, universitaire

Julien Wosnitza Fondateur Wings of the Ocean

Thomas Berther, fédération Habicoop

Nicolas Voisin, La Suite du Monde

Christophe Masutti, chercheur

Stuart Pluen Calvo, éditeur

Audrey Boulard, le Vent se Lève

Floryan Reyne, naturopathe

Chantal Charlot, formatrice

Sonja Dicquemare, architecte enseignante

Samuel Pinaud, sociologue

Françoise Bressat-Blum, présidente de l’Université Populaire de Lyon

Philippe Arnaud, co-secrétaire de Solidaires 33

Anne Macou-Lescieu, el’cagette Roubaix

Adèle Cassigneul, chercheuse

Mikael Motelica, enseignant-chercheur

Philippe Birgy, enseignant-chercheur

Claude Crestani, psychologue du travail

Maria da Fonseca, enseignante-chercheuse

Brian Padilla, écologue

Philippo Michel, association LESA

Frédéric Verhaegen, université de Lorraine

Guillaume Pellerin, physicien et informaticien

Marjorie Keters, association ACIDES

Agatha Frankowska-Thuinet, professeur des écoles

Sophie Hoarau, comédienne

Benoît Hodeu, archéologue

Emmanuel Ferrand, association La Générale

Sarah Labelle, maîtresse de conférence

Jean Fauché, pour Alternative et Autogestion

Philippe Eustachon, metteur en scène

Tunvezh Gwlagen-Grandjean, journaliste radio

Amel Dahmani, secrétaire de Sud Collectivités Territoriales

Florence Vallero, intermittente du spectacle et auteure

Cyril Dutech, chercheur en biologie évolutive

Anthony Pecqueux, sociologue

François Piquemal, enseignant en lycée professionnel

Jean Bourdoncle, animateur de Lien et Changement

Laurent Eyraud-Chaume, comédien

Anne Isla, économiste

Jérémy Bonner, enseignant

Frédérique Bey, ingénieure

Julien Jourdan, enseignant

Stéphane Pauvret, artiste scénographe

Étienne Gérard, sociologue

Marie-Paule Frisot, trésorière du Man Moselle

Katja Ploog, enseignante-chercheuse

Anne-Emmanuelle Berger, universitaire

Josiane Bru, anthropologue

Jim Petit, musicien

Sibylle d’Orgeval, réalisatrice

Catherine Scheer, anthropologue

Antoine Lamer, Data Scientist

Nicolas Paris, informaticien

Stéphanie Mariette, chargée de recherche à l’INRAE

Marina Sou, pour Libres Apprenants du Monde

Frédéric Bourdon, conseiller municipal de Vitry-sur-Seine

Jules Desgouttes, coordinateur de Art Factories

Hélène Oblet, ingénieure territorial

Marie Cuillerai, professeure des universités

Nadine Forte, enseignante

Françoise Bénet, professeur de danse

Jacques Pabst, comédien

Monique Dental, réseau féministe Ruptures

Franck Gaudichaud, enseignant-chercheur

Thierry Élias, docteur en optique-atmosphérique

Philippe Élusse, réalisateur

Laure Teulières, historienne

Jimmy Markoum, enseignant

Marc Pion, paysan gesticulant

Martine Minne, pour Attac Flandres

21 mars 2020

Face à la pandémie, retournons la « stratégie du choc » en déferlante de solidarité !

Près de 230 médecins, infirmier.e.s., psychologues, réanimateurs, enseignant.e.s, comédien.ne.s, paysan.ne.s, artistes, chercheuses, scientifiques, musicien.ne.s, syndicalistes, éditeurs, libraires et autres personnalités appellent à s’auto-organiser face à la pandémie de Covid-19 et à rejoindre le réseau de solidarité COVID-ENTRAIDE FRANCE.
Près de 230 médecins, infirmier.e.s., psychologues, réanimateurs, enseignant.e.s, comédien.ne.s, paysan.ne.s, artistes, chercheuses, scientifiques, musicien.ne.s, syndicalistes, éditeurs, libraires et autres personnalités appellent à s’auto-organiser face à la pandémie de Covid-19 et à rejoindre le réseau de solidarité COVID-ENTRAIDE FRANCE. Depuis une semaine la France est entrée dans une nouvelle réalité vertigineuse. Le Covid-19 n’est plus une « petite grippe », selon nos gouvernants, mais la « pire crise sanitaire depuis un siècle ». Un choc intime qui nous fait trembler pour nos proches et toutes les personnes particulièrement fragiles. Une secousse géopolitique qui fait s’effondrer la mondialisation néolibérale comme un château de cartes. 2019 avait été une année d’incendies ravageurs en Australie, Amazonie et ailleurs, et d’immenses soulèvements populaires. 2020 a d’ores et déjà les traits d’une paralysie totale, une crise systémique majeure. Cette pandémie achève de rendre irrespirable la vie dans un système politique et économique délirant, néfaste, mais surtout inutile au moment où un immense besoin de soin se fait sentir. Après être resté attentiste pendant un mois et demi, Emmanuel Macron a promis, pour ne pas perdre la face, que « l’État paiera […] quoi qu’il en coûte ». La « mobilisation générale » est décrétée. « Nous sommes en guerre », paraît-il, contre un « ennemi invisible ». Face à cette rhétorique militariste, nous affirmons une autre logique. À « l’union nationale » nous préférons l’entraide générale. À la guerre, nous opposons le soin, de nos proches jusqu’aux peuples du monde entier et au vivant. En France, comme dans les autres pays, nous allons tenir ensemble pour faire face à l’épidémie. Nous allons transformer l’isolement imposé en immense élan d’auto-organisation et de solidarité collective. Avec nos voisin.e.s, nos ami.e.s, nos familles, nos proches, nos collègues ; dans nos immeubles, nos rues, nos quartiers, nos villes et nos villages ; notamment en utilisant les réseaux sociaux, nous allons construire l’entraide à la base. Pour aider les plus fragiles qui ne peuvent pas sortir à obtenir de la nourriture. Pour garder les enfants de celles et ceux qui doivent continuer de travailler. Pour partager des informations vérifiées sur la situation. Pour se donner des nouvelles et se réconforter dans cette situation déchirante. Pour soutenir les plus précaires dans leurs luttes pour vivre. Pour faire face à une crise économique, bancaire et financière qui s’annonce dévastatrice malgré les annonces faussement rassurantes des banques centrales. En restant chez nous pour le moment, mais dans la rue dès que possible. Face à l’ampleur du bouleversement, même Emmanuel Macron appelle à « innover dans la solidarité ». Mais nous ne sommes pas dupes du fameux « en même temps » : l’entraide que nous construisons n’est pas l’auxiliaire d’un État néolibéral défaillant. Elle ne sera pas le cheval de Troie d’une future « stratégie du choc » à base de télétravail, de « volontariat citoyen » dans des services publics détruits, et de poursuite dans la destruction des acquis sociaux au nom de « l’état d’urgence sanitaire ». Notre solidarité est celle du peuple, de ceux d’en bas, qui se serrent les coudes pour survivre et pour vivre dignement. Elle n’a rien à voir avec celle des élites mondiales – facilement dépistées, elles -, qui se retranchent dans leurs palais dorés, protégés et désinfectés pendant que les soignant-e-s sont « au front » sans moyens et fabriquent leurs propres masques de protection en prenant tous les risques. Pendant que les travailleurs sociaux et les institutrices gardent leurs enfants, sans consigne officielle pour se protéger, s'exposant à une contamination. Pendant que les plus précaires, les sans logis, sans papiers, sans réseaux sociaux, les intérimaires sans chômage partiel, les « indépendants » contraints au travail en danger ou sans activité, seront encore plus frappé.e.s par la crise. Pendant que les personnes âgées dans les EHPAD, les personnes handicapé-e-s à mobilité réduite, les personnes internées en hôpital psychiatrique se voient encore plus privés de liens sociaux. Pendant que les « déjà confiné.e.s », les migrant.e.s enfermé.e.s en centres de rétentions et les prisonnier-e-s voient leur situation encore aggravée. Pendant que les habitant.e.s des quartiers populaires et les personnes racisé.e.s sont parmi les premier.e.s visé.e.s par la répression liée au confinement. Jamais l’alternative n’a été si claire, le scandale si palpable : nous jouons notre vie pendant qu’eux gèrent l’économie. L’entraide que nous allons construire s’inscrit dans le sillage du soulèvement des peuples partout dans le monde au cours des derniers mois, du Chili au Liban, de l’Algérie au Soudan. Cette vague a répandu sur la planète la nécessité de mettre nos corps en jeu. Le Covid-19 rend indispensable, pour l’heure, leur confinement. Mais révoltées ou confinés, nous mourrons d’un système qui recherche le profit et l'efficacité et pas le soin, le pouvoir et la compétition et pas l’entraide. Cette épidémie ravageuse n’est pas une simple réalité biologique. Elle est amplifiée par les politiques néolibérales, la destruction méthodique de l’hôpital et de l’ensemble des services publics. Si ce virus tue autant, c’est aussi parce qu’il n’y a plus assez de soignant.e.s et de lits, pas assez de respirateurs ou parce que l’hôpital tend à devenir une entreprise à flux tendu. Et si nous applaudissons chaque soir à 20h les soignant.e.s, c'est aussi pour contenir notre colère contre les gouvernants qui savaient que la tempête arrivait depuis deux mois sans rien faire. Nous appelons donc à renforcer la solidarité et l’auto-organisation pour faire face à la pandémie et la crise systémique, partout où c’est possible, sous toutes les formes imaginables, tout en respectant la nécessité absolue du confinement pour freiner la propagation. Plus particulièrement, nous appelons à rejoindre le réseau de solidarité auto-organisé #COVID-ENTRAIDE FRANCE (https://covid-entraide.fr/) qui se constitue dans des dizaines de lieux depuis une dizaine de jours. Nous invitons à créer des groupes d’entraides locaux en ligne et sur le terrain, de notre hameau à notre village, de notre immeuble à notre ville. Nous appelons à recenser les centaines d'initiatives qui se créent à travers une cartographie collaborative (https://covidentraide.gogocarto.fr). Ne restons pas sidéré.e.s face à cette situation qui nous bouleverse, nous enrage et nous fait trembler. Lorsque la pandémie sera finie, d'autres crises viendront. Entre temps, il y aura des responsables à aller chercher, des comptes à rendre, des plaies à réparer et un monde à construire. À nous de faire en sorte que l'onde de choc mondiale du Covid-19 soit la « crise » de trop et marque un coup d’arrêt au régime actuel d’exploitation et de destruction des conditions d’existence sur Terre. Il n’y aura pas de « sortie de crise » sans un bouleversement majeur de l’organisation sociale et économique actuelle. Il y aura un avant et un après. Nous sommes pour l'instant confiné-e-s, mais nous nous organisons. Et, pour sûr, nous reprendrons les rues, les jardins, les outils de travail, les moyens de communication et les assemblées, ensemble. La stratégie du choc doit s'inverser. Cette fois-ci le choc ne servira pas à affermir le contrôle, le pouvoir central, les inégalités et le néolibéralisme, mais à renforcer l'entraide et l'auto-organisation. À les inscrire dans le marbre.  

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LIEN VERS LA PÉTITION

https://covid-entraide.fr/signe-la-petition-pour-lentraide/  Signature pour les associations et organisations : merci d’envoyer votre signature à entraidepandemie@riseup.net (en précisant l’organisation dans l’objet du mail)  

PREMIER.E.S SIGNATAIRES

Corinne Morel-Darleux, autrice, élue régionale et militante éco-socialiste Pablo Servigne, chercheur in-terre-dépendant Éric Beynel, co-délégué général de Solidaires Cécile Gondard-Lalanne, co-déléguée générale de Solidaires Hugo Huon, pour le Collectif Inter-Urgences Karim Khelfaoui, médecin généraliste à Marseille Adrien Parrot, anesthésiste-réanimateur et informaticien Matthieu Bellahsen, psychiatre et praticien hospitalier Sarah Kilani, médecin anesthésiste-réanimateur Benoit Blaes, président du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) Sayaka Oguchi, médecin généraliste, trésorière du SNJMG Emmanuelle Lebhar, interne en médecine générale, chargée de mission au SNJMG Julien Aron, médecin néphrologue, chargé de mission au SNJMG Vladimir Adrien, interne de l’AP-HP Jonas Pochard, anesthésiste réanimateur Amaury Delarge, réanimateur Françoise Brun, infirmière Catherine Fayet infirmière Benjamin Royer, psychologue clinicien Franck Prouhet, médecin généraliste Claire Bourgogne, médecin généraliste Marcy Pondi, anesthésiste-réanimatrice Joachim Müllner, médecin psychiatre Amina Ben Salah, médedecin doctorante en Neurosciences Sabrina Ali Benali, médecin à Paris Ben Omrane Choukri, médecin à Paris Stéphane Lerivray, infirmier anesthésiste Michel Robin, infirmier Marie Llorens, infirmière urgences Mathilde Martinot, psychiatre en hôpital public Dominique Seydoux, médecin retraité Aurélien Barrau, astrophysicien Annick Coupé, secrétaire générale d’Attac Aurélie Trouvé, porte parole d'Attac Raphaël Pradeau, porte parole d'Attac Maximes Combes, porte parole d'Attac Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération Paysanne Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Droit au Logement Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre France Cyril Dion, réalisateur Geneviève Azam, essayiste Thomas Coutrot, économiste Benoît Teste, secrétaire général de la FSU Annie Déan, porte-parole du MAN Jean-François Pellissier, porte-parole d'Ensemble! Josep Rafanell i Orra, psychologue et écrivain Patrick Farbiaz, cofondateur du collectif Pour une Ecologie Populaire et Sociale (PEPS) Virginie  Maris, philosophe Christophe Bonneuil, historien Leslie Kaplan, écrivaine Mathilde Larrère, historienne Dominique Méda, sociologue Céline Pessis, historienne Baptiste Monsaingeon, sociologue Ludivine Bantigny, historienne Johan Badour, éditeur Cervaux non Disponibles Vincent Verzat, Partager c’est Sympa Victor Vauquois, Partager c’est Sympa Miguel Benasayag, philosophe François Cusset, philosophe Dominique Bourg, philosophe Jean Gadrey, économiste Samuel Hayat, politologue Isabelle Cambourakis, éditrice Jean-Marie Harribey, économiste Audrey Vernon, comédienne Xavier Ricard Lanata, essayiste et haut-fonctionnaire Yves Cochet, président de l’institut Momentum Pierre Khalfa, économiste, Fondation Copernic Catherine Zambon, autrice Serge Quadruppani, écrivain Nathalie Quintane, écrivain Sezin Topçu,  sociologue Alain Damasio, écrivain Jérôme Baschet, historien Bernard Friot, sociologue Stéphane Lavignotte, théologien Elise Lowy, cofondatrice de PEPS "L'1consolable", rappeur Kolin Kobayashi, journaliste in-terre-dépendant Jean-Jacques Delfour, philosophe Gauthier Chapelle, chercheur in-Terre-dépendant et co-auteur Paul Ariès, politologue, Dénètem Touam Bona, écrivain-artiste Vincent de Gaulejac, président du réseau international de sociologie clinique François Jarrige, enseignant-chercheur en histoire Arnaud Muyssen, médecin à Lille Anne Thebaud Mony, sociologue Jacques Fradin, économiste Laure Noualhat, documentariste Pierre André Juven, sociologue de la santé Cyril Pedrosa, auteur de bande dessinée Anne-Sophie Novel, journaliste Fabrice Flipo, philosophe Sophie Gosselin, revue Terrestres Maxime de Rostolan, fondateur de Fermes d’Avenir Frédéric Boone, chercheur en astrophyisque Vanessa Morisset, critique d'art et enseignante Federico Tarragoni, sociologue Sofia Meister, chercheuse IRD Lucie Davy, avocate membre du Syndicat des Avocat de France Annie Ghiloni, militante du MAN Louis-Marie Barnier, syndicaliste, sociologue du travail Lecomte Gabrielle, sociologue Antoine Back, conseiller municipal à Grenoble Léna Dormeau, chercheuse en philosophie politique Laurent Cauwet, auteur, éditeur Julien Théry, historien Anne Marchand, chercheuse en socio-histoire Fabrice Vigne, écrivain Rose-Marie Lagrave, sociologue Stéphane Douiller, professeur émérite de philosophie de l'Université Paris 8 Gérard Bras, philosophe Aurélien Gabriel Cohen, revue Terrestres, Université de Paris Philippe Boursier, professeur de SES Loïc Steffan, co-fondateur La Collapso Heureuse Pierre-Eric Sutter, co-fondateur de l'OBservatoire des VEcus du COllapse (OBVECO) Marie Didier, écrivain médecin Ana Rougier, journaliste indépendante Alexis Judic, artiste plasticien Roger Champ, militant de la Confédération Nationale du Logement Nelly Massera, artiste et réalisatrice Camille Riquier, scénographe Fred Ortuno, association Art Factories Étienne Ciapin, sociologue Anthony Laurent, journaliste scientifique, co-fondateur de Sciences Critiques Lola Ostier, médiatrice socio-éducative Patrice Bride, coopérative "Dire le travail" Anne Jollet, historienne Jean-Luc Gautero, enseignant-chercheur Raphaelle Doyon, maîtresse de conférences François Jacquet, ingénieur de recherche Gilles Guégan, scénographe-jardinier Cyril Piou, chercheur en écologie Agnès Valentin, comédienne Coraly Zahonero, comédienne Nicolas Le Coq, professeur des écoles Sandrine Costamagno, directrice de recherche CNRS Philippe Merlant, journaliste et conférencier gesticulant Grégory Poinsenet, cofondateur de Sorry Children Pierre Charrier, cofondateur de Sorry Children Fabienne Brugel, metteuse en scène Raphaël Sarfati, libraire Pierre-Jean Heude, régisseur Guillaume Bagnolini, philosophe Saskia Cousin, anthropologue David Dupuis, anthropologue et psychologue clinicien Delphine Schmoderer, plasticienne Josépha Dirringer, juriste Makis Solomos, musicologue Leïla Frouillou, sociologue Igor Babou, professeur à l'université Paris Diderot Stéphane Bikialo, enseignant-chercheur en littérature Gwen de Bonneval, auteur de bande dessinée Bernard Schéo, enseignant-chercheur Olivier Roueff, sociologue Sidi Mohammed Barkat, enseignant-chercheur Guillaume Lecamus, metteur en scène Stephen Bouquin, sociologue Sarah Mekdjian, enseignante-chercheure Myriem Augier, sociologue Hélène Tordjman, économiste Kolja Lindner, politiste Antoine Leblois, économiste Solène Derrien, plateforme pyrénéenne d'observation atmosphérique Laurence Protteau, sociologue Laurence Charlier, anthropologue Mari Oiry Varacca, géographe Clément Barthélémy, docteur en écologie Jean-Michel Hupé, chercheur CNRS en neurosciences et écologie Mattia Paco Rizzi, architecte Denys Piningre, cinéaste Rosemary Faulkner, traductrice Pascal Maillard, univesitaire et syndicaliste Othmar Eipeltauer, paysan arboriculteur François Gèze, éditeur Christelle Rabier, maîtresse de conférence Pierre Lénel Sociologue Rada Iveković, universitaire Julien Wosnitza Fondateur Wings of the Ocean Thomas Berther, fédération Habicoop Nicolas Voisin, La Suite du Monde Christophe Masutti, chercheur Stuart Pluen Calvo, éditeur Audrey Boulard, le Vent se Lève Floryan Reyne, naturopathe Chantal Charlot, formatrice Sonja Dicquemare, architecte enseignante Samuel Pinaud, sociologue Françoise Bressat-Blum, présidente de l’Université Populaire de Lyon Philippe Arnaud, co-secrétaire de Solidaires 33 Anne Macou-Lescieu, el’cagette Roubaix Adèle Cassigneul, chercheuse Mikael Motelica, enseignant-chercheur Philippe Birgy, enseignant-chercheur Claude Crestani, psychologue du travail Maria da Fonseca, enseignante-chercheuse Brian Padilla, écologue Philippo Michel, association LESA Frédéric Verhaegen, université de Lorraine Guillaume Pellerin, physicien et informaticien Marjorie Keters, association ACIDES Agatha Frankowska-Thuinet, professeur des écoles Sophie Hoarau, comédienne Benoît Hodeu, archéologue Emmanuel Ferrand, association La Générale Sarah Labelle, maîtresse de conférence Jean Fauché, pour Alternative et Autogestion Philippe Eustachon, metteur en scène Tunvezh Gwlagen-Grandjean, journaliste radio Amel Dahmani, secrétaire de Sud Collectivités Territoriales Florence Vallero, intermittente du spectacle et auteure Cyril Dutech, chercheur en biologie évolutive Anthony Pecqueux, sociologue François Piquemal, enseignant en lycée professionnel Jean Bourdoncle, animateur de Lien et Changement Laurent Eyraud-Chaume, comédien Anne Isla, économiste Jérémy Bonner, enseignant Frédérique Bey, ingénieure Julien Jourdan, enseignant Stéphane Pauvret, artiste scénographe Étienne Gérard, sociologue Marie-Paule Frisot, trésorière du Man Moselle Katja Ploog, enseignante-chercheuse Anne-Emmanuelle Berger, universitaire Josiane Bru, anthropologue Jim Petit, musicien Sibylle d’Orgeval, réalisatrice Catherine Scheer, anthropologue Antoine Lamer, Data Scientist Nicolas Paris, informaticien Stéphanie Mariette, chargée de recherche à l’INRAE Marina Sou, pour Libres Apprenants du Monde Frédéric Bourdon, conseiller municipal de Vitry-sur-Seine Jules Desgouttes, coordinateur de Art Factories Hélène Oblet, ingénieure territorial Marie Cuillerai, professeure des universités Nadine Forte, enseignante Françoise Bénet, professeur de danse Jacques Pabst, comédien Monique Dental, réseau féministe Ruptures Franck Gaudichaud, enseignant-chercheur Thierry Élias, docteur en optique-atmosphérique Philippe Élusse, réalisateur Laure Teulières, historienne Jimmy Markoum, enseignant Marc Pion, paysan gesticulant Martine Minne, pour Attac Flandres

Direction de la publication : Fanny Gallot & Ugo Palheta. ISSN : 2496-5146

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