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À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris, Contretemps publie du 18 mars au 4 juin une lettre quotidienne rédigée par Patrick Le Moal, donnant à voir ce que fut la Commune au jour le jour

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L’essentiel de la journée

La manifestation réactionnaire de la place Vendôme

Hier les réactionnaires avaient pris rendez-vous à l’issue du rassemblement devant la Bourse.

À une heure, un millier de boursiers, de journalistes, de familiers de l’Empire, de jeunes élégants se sont rassemblés place du nouvel Opéra. Ils descendent la rue de la Paix, conduits par des bonapartistes connus, M. de Pène, de Coetlogon, de Heckeren, aux cris de : « Vive l’ordre ! » « À bas les assassins ! À bas le Comité ! ».  Leur objectif est de chasser l’état-major des Fédérés la place Vendôme. Alors, maîtres de la mairie du Louvre et de la place Vendôme, ils couperaient en deux Paris et pourraient directement intimider l’Hôtel-de-Ville, en s’appuyant sur les gardes nationaux réactionnaires qui occupent une partie du centre de la capitale.

Devant la rue Neuve-Saint-Augustin, ils désarment et maltraitent deux gardes nationaux détachés en sentinelles. Les Fédérés de la place Vendôme saisissent leurs fusils et accourent en ligne à la hauteur de la rue Neuve-des-Petits-Champs[1]. Ils ne sont que deux cents, toute la garnison de la place.

Les premiers rangs de la manifestation heurtent la première ligne des Fédérés, crient, avancent la main sur leurs fusils. Bergeret, Maljournal, du Comité, accourus au premier rang, somment les émeutiers de se retirer. Dix fois les sommations recommencent. Pendant cinq minutes, on n’entend que les roulements et, dans l’intervalle, des huées. Les seconds rangs de la manifestation poussent les premiers, essaient d’enfoncer les Fédérés et, désespérant de les étourdir, tirent leurs revolvers et tuent deux gardes, les citoyens Whalin et François, en blessent huit, dont le citoyen Maljournal, lieutenant d’état-major de la place, touché à la cuisse par un  coup de revolver, et les citoyens Ancelot, Cochet, Laborde, Legat, Miche, Reye et Train. Le général américain Shéridan, qui d’une croisée de la rue de la Paix a suivi les événements, a attesté que des coups de feu ont été tirés par les hommes de la manifestation.

Témoignage. Prosper Olivier Lissagaray, 32 ans, journaliste à La Marseillaise

« Les fusils des Fédérés s’abattent d’eux-mêmes. Une décharge, des cris, le silence. La rue de la Paix se vide en cinq secondes. Une dizaine de corps, des revolvers, des cannes à épée, des chapeaux tachent la chaussée déserte, aveuglante de soleil. Que les Fédérés eussent visé, tiré seulement à hauteur d’homme, il y aurait eu deux cents victimes, dans cette masse compacte tout coup devait porter. L’émeute avait tué l’un des siens, le vicomte de Molinet, tombé au premier rang, le nez vers la place, une balle dans l’occiput ; on trouva sur le corps un poignard fixé à la ceinture par une chaînette. Une balle spirituelle atteignit à l’anus le rédacteur en chef du Paris-Journal, le bonapartiste de Pêne, un des plus sales insulteurs du mouvement. Les fuyards crient : « À l’assassin ! » Les boutiques ferment sur les boulevards ; place de la Bourse, il y a des groupes furibonds. À quatre heures, des compagnies de l’ordre apparaissent, résolues, le fusil sur l’épaule, et occupent tout le quartier de la Bourse. »

La fusillade a fait 8 morts, le Vicomte de Molinet(atteint à la tête et par-derrière), et des blessés. Le docteur Rainlow, ancien chirurgien d’état-major du camp de Toulouse, et plusieurs médecins accourus, on fait transporter les morts et les blessés à l’ambulance du Crédit Mobilier. Un grand nombre de revolvers et de cannes à épée ont été ramassés dans la rue.

Rue de la Paix, 22 mars, par Auguste Lançon pour L’Illustration

La réaction est immédiate : la place Vendôme s’est armée de barricades, les bataillons qui gardent l’Hôtel de Ville ont été doublés, et des patrouilles ont circulé sur le boulevard des Italiens et de Montmartre, à proximité des postes réactionnaires. La soirée est cependant restée calme.

Cette confrontation avec les éléments les plus réactionnaires de Paris n’a eu aucun effet sur les pourparlers entre l’Hôtel de Ville et les maires refusant le pouvoir du Comité central.

 

Y a-t-il d’autres forces prêtes à se lever contre le Comité Central ?

Une fédération républicaine des écoles, qui rassemble des étudiants des beaux-arts, de droit et de médecine se met à la disposition de l’Amiral Saisset, à la mairie du 2°. Comme en juin 1848 sur les barricades ouvrières, les étudiants ne sont pas aux côtés des prolétaires parisiens.

Dans les quartiers tenus par les troupes de Saisset, on arrête tout ce qui a un air prolétaire de ces quartiers récemment annexés à Paris. En trois jours, ils ont fait des centaines d’arrestations de ce qu’ils appellent les « ivrognes de faubouriens qu’on va ramener bientôt à la raison ».

Témoignage, Benoît Malon, 30 ans, ouvrier teinturier, journaliste

 « j’allais, ceint de mon écharpe d’adjoint, réclamer, à la mairie du II° arrondissement, un coiffeur de Batignolles arrêté sans rime ni raison parce qu’il allait faire des emplettes dans l’intérieur de la ville. Un jeune homme ganté, qui avait un fusil à deux coups et se distinguait par son zèle d’arrestation, fit semblant de douter de mon identité. Je montrai ma carte de représentant du peuple : « Ah ! dit-il, Malon de l’Internationale ! Leur temps passera, nous les retrouverons tous, et alors… je le regardai, ses yeux étincelants de haine.

Dans la soirée, près de 2000 gardes nationaux sont rassemblés à l’École polytechnique avec les officiers de trois « bons » bataillons. Le Capitaine Salicis présente un projet de résistance au Comité Central dans un réduit sur la montagne Sainte-Geneviève. Mais les murmures s’élèvent, puis les protestations, les menaces… le projet tourne court : les gardes nationaux ne sont pas prêts à affronter d’autres gardes, avec lesquels ils ont combattu durant le siège.

 

La circulaire Thiers aux préfets

La circulaire que Thiers a adressée dans toute la France provoque de nombreuses réactions inquiètes dans les milieux républicains. En effet elle se félicite de l’appui des chefs de l’armée de l’Empire et affiche, et même revendique, une mansuétude scandaleuse à l’égard de M. Rouher. Cet ancien ministre du Second Empire, ancien président du Sénat, membre actif du « parti bonapartiste » était réfugié à Londres auprès de l’Impératrice, a  été arrêté par le peuple en rentrant en France avec des papiers scellés, est maintenant protégé par l’armée.

Extraits de la circulaire Thiers

« L’armée réorganisée, campée autour de Versailles, montre les plus fermes dispositions et de toute part on offre au gouvernement de la République des bataillons de mobiles… Les bons citoyens peuvent donc se rassurer et prendre confiance. À Boulogne M. Rouher découvert avec une caisse de papiers scellée, a couru de grands dangers et aurait été en péril sans l’énergie du sous-préfet de Boulogne et l’énergie du préfet d’Arras. Il est provisoirement détenu à Arras au grand regret du gouvernement qui ne songe pas le moins du monde à se livrer à aucun acte de rigueur……Tous les chefs de l’armée qui rentrent viennent offrir leur épée au gouvernement. Le général de Canrobert [Maréchal d’Empire], commandant l’expédition de Crimée]se joignant à tous les autres a fait auprès du président du conseil une démarche des plus dignes et qu’il a reçu l’accueil qu’il méritait »

 

Pendant ce temps, le Comité Central continue son travail

Constatant que les employés des administrations publiques ne reviennent pas occuper leur poste, le Comité décide que tous ceux qui n’auront pas repris leurs activités habituelles le 25 mars seront destitués.

Il propose à tous les soldats qui sont à Paris incorporés dans la Garde nationale toucheront l’indemnité, les trente sous.

Les marchandises circulent et l’octroi fonctionne : on rapporte qu’il a donné à ce jour cinq cent mille francs.

La décision de reporter les élections au dimanche 26 mars est prise ce mercredi 22 mars, veille de la date prévue après le premier report.

CITOYENS,

Votre légitime colère nous a placés le 18 mars au poste que nous ne devions occuper que le temps strictement nécessaire pour procéder aux élections communales.

Vos maires, vos députés, répudiant les engagements pris à l’heure où ils étaient des candidats, ont tout mis en œuvre pour entraver ces élections, que nous voulions faire à bref délai.

La réaction, soulevée par eux, nous déclare la guerre.

Nous devons accepter la lutte et briser la résistance, afin que vous puissiez y procéder dans le calme de votre volonté et de votre force.

En conséquence, les élections sont remises au dimanche prochain, 26 mars.

Jusque-là, les mesures les plus énergiques seront prises pour faire respecter les droits que vous avez revendiqués.

Hôtel de Ville, 22 mars 1871.

Le Comité Central de la Garde nationale

 

Les associations ouvrières et clubs se réunissent à nouveau

 Dans les quartiers occupés par les Fédérés, on est joyeux, on circule librement. Souvent, on entend les bataillons populaires qui descendent par les boulevards, pour aller faire leur garde à la place Vendôme ou à l’Hôtel de Ville, crier, pendant que la musique joue la Marseillaise et que drapeaux ou fanions rouges claquent au vent « Vive la République universelle ». L’idée qui gagne du terrain est celle de l’élection d’une Commune qui assure une profonde réforme sociale.

 

Les travaux d’Haussman, Préfet de la Seine de 1853 à 1869 ont bouleversé Paris

Le pouvoir voulait en finir avec l’ère des barricades et des révolutions. Il a donc vidé les quartiers populaires du centre, repoussé leurs habitant.e.s au-delà des larges avenues nouvelles, toutes droites pour faciliter le déploiement des troupes et construit des casernes aux endroits névralgiques. La grande industrie a été encouragée à se déplacer hors de la capitale.

Les villages de la banlieue situés à l’intérieur des défenses militaires ont été annexés à Paris, qui a été divisé en 20 arrondissements. Une ségrégation sociale s’est installée entre l’Ouest et les quartiers populaires, la bourgeoise étant inexistante dans l’Est et le Nord, très rare dans le Sud. Dans ces quartiers se concentrent aujourd’hui les ouvrier.e.s repoussé.e.s du centre veille et les immigrant.e.s venu.e.s chercher du travail.

Interdits depuis le 23 janvier dernier, les clubs populaires commencent à reprendre leurs réunions.

Dans les milieux plus politisés et organisés, la discussion est parfois difficile face à cette situation inédite.

Une affiche imprimée sur papier rouge a été collée dans le quartier de l’Hôtel de Ville par la Chambre syndicale des tailleurs et scieurs de pierre. Elle aussi est d’une grande prudence dans le soutien au Comité Central.

Affiche de la Chambre Syndicale des Ouvriers Tailleurs et Scieurs de Pierres

Citoyens,

À l’appel de la Patrie en danger, nous avons pris les armes, là était notre devoir, aujourd’hui, la misère et le lèpre nous ont atteints. Ce n’est que par un sublime effort que nous pourrons améliorer notre avenir.

L’époque difficile que nous traversons doit nous avoir amenés à des réflexions sérieuses au sujet de notre position sociale comme travailleur. Nous devons nous demander si nous, producteurs, nous devons continuer à faire vivre grassement ceux qui ne produisent rien ; si le système que l’on a suivi jusqu’ici est destiné à exister toujours, alors même qu’il nous est complètement opposé. Prouvons par notre attachement à la sainte cause de la démocratie que nous sommes dignes de tous les égards qui nous sont dus.

Donc, travailleurs, à l’ouvrage ! Car nos patrons ne songent en ce moment qu’à profiter de notre misère pour nous exploiter encore davantage, si cela est possible ; et, si nous savons nous entendre, nous mettrons un frein à leurs basses rapacités.

À cet effet, nous convoquons les ouvriers tailleurs et scieurs de pierres à une réunion qui aura lieu jeudi, 23 mars 1871, à midi, place de la Corderie du Temple, 6 (salle Montier)

Le Comité central reçoit un soutien d’importance, celui des socialistes du comité des 20 arrondissements.

Nous marchons sous le même drapeau, le clocher de Paris …

Votant sur la proposition du citoyen Régère, amendée par le citoyen Valles, la réunion des délégués des vingt arrondissements décide :

Qu’elle accorde son plein concours au Comité fédéral de la Garde nationale siégeant à l’Hôtel de Ville.

Qu’elle engage le Comité à persister dans sa résolution de procéder le plus tôt possible aux élections de l’administration communale.

Le Comité donne mandat à ses délégués de tout faire pour que le but soit poursuivi d’ensemble par le Comité central, la députation parisienne et les municipalités.

 

À Lyon

Les républicains sont mobilisés depuis hier. Les huit cents délégués de la Garde nationale réunis, après avoir écouté un citoyen parisien qui leur a expliqué le mouvement, décident d’envoyer des délégués à l’Hôtel de Ville où étaient réunis les élus pour demander l’extension des libertés municipales. Les discussions piétinent toute la journée, l’opposition avec le maire s’exacerbe.

À huit heures, les bataillons des Brotteaux et de la Guillotière, avec une foule énorme occupent la place des Terraux. Pendant que les délégués envahissent la salle du conseil municipal, la foule s’empare de l’Hôtel de Ville. Une commission communale est nommée, le conseil municipal est dissous, le préfet arrêté et le général de la garde remplacé symboliquement par Riccioti Garibaldi.

Ces résolutions sont acclamées par la foule, le drapeau rouge flotte au grand balcon.

 

Nouvelles du Havre

Le conseil municipal par 21 voix contre 2 et 1 abstention condamne l’insurrection parisienne, tout en réaffirmant un républicanisme qui laisse percer des doutes : « L’administration et le Conseil municipal de la ville du Havre, douloureusement émus et indignés des désordres de Paris, protestent énergiquement contre les lâches assassinats qui en ont été la conséquence. Convaincus que le salut de la nation est dans le maintien des institutions républicaines, ils sont persuadés que, si le gouvernement et l’Assemblée veulent rendre la tranquillité au pays, ils doivent proclamer immédiatement que la République est la seule forme de gouvernement qui puisse sauver et régénérer la France »

Une adresse semblable est mise à la signature des Havrais dans les kiosques de journaux et dans les bureaux des trois quotidiens locaux.

Les informations de Paris arrivent, le Journal officiel, les journaux parisiens qui contrebalancent les dépêches télégraphiques de Thiers, les journaux nationaux.

 

Situation militaire

Lettre du commandement de l’armée prussienne

COMMANDEMENT EN CHEF DU 3e CORPS D’ARMÉE

Quartier général de Compiègne, le 21 mars 1871.

Au commandant actuel de Paris.

Le soussigné, commandant en chef, prend la liberté de vous informer que les troupes allemandes qui occupent les forts du nord et de l’est de Paris, ainsi que les environs de la rive droite de la Seine, ont reçu l’ordre de garder une attitude amicale et passive tant que les événements dont l’intérieur de Paris est le théâtre ne prendront point, à l’égard des armées allemandes, un caractère hostile et de nature à les mettre en danger, mais se maintiendront dans les termes arrêtés par les préliminaires de la paix.

Le chef du quartier général,

Signé : VON SCHLOTHEIM,

Major général.

 

Réponse du délégué du Comité Central

Paris, le 22 mars 1871.

Au commandant en chef du 2e corps des armées impériales prussiennes.

Le soussigné, délégué du Comité central aux affaires extérieures, en réponse à votre dépêche en date de Compiègne, 21 mars courant, vous informe que la révolution accomplie à Paris par le Comité central, ayant un caractère essentiellement municipal, n’est en aucune façon agressive contre les armées allemandes.

Nous n’avons pas qualité pour discuter les préliminaires de la paix votés par l’Assemblée de Bordeaux.

Le Comité central et son délégué aux affaires extérieures.

 En bref, décision du jour : report des élections au 26 mars

 

En débat : quelle bataille pour l’hégémonie  politique dans Paris ?

 Pour instaurer la Commune, le peuple ouvrier de Paris a plusieurs adversaires et oppositions, y compris à Paris.

Il faut s’affronter au gouvernement Thiers qui refuse de donner ce pouvoir aux habitant.e.s de Paris, et dans la ville les soutiens du gouvernement. Bon nombre de ces soutiens dans les quartiers bourgeois ont préféré quitter la ville. L’exode a commencé après la fin du siège allemand, et tous les jours des gens quittent la ville. Le nombre d’opposants diminue donc en permanence, mais il y a toujours des milliers de partisans de Thiers, pour l’essentiel dans les arrondissements de l’Ouest parisien. Certains sont même prêts au combat physique, s’appuyant sur les moyens politiques et matériels que leur donne le gouvernement. Ce refus de toute forme de pouvoir populaire, cette haine du peuple, doivent être frontalement combattus.

Il faut aussi débattre et convaincre politiquement ceux qui soutiennent la nécessité de l’élection de la Commune Ceux-là, certains des maires avec lesquels le débat est engagé pour qu’ils appellent au vote sont très importants.

La question ici posée est de savoir si l’Assemblée nationale élue et le gouvernement qui en est issu doivent avoir une autorité dans les villes, ou alors que chaque ville décide seule de son organisation, de son avenir. Il y a bien une divergence qui n’est pas du même niveau, ceux-là sont en désaccord avec la volonté d’autonomie absolue et de fédéralisme du peuple ouvrier parisien, mais ne seront pas obligatoirement des Versaillais.

Comment faire pour les associer au processus révolutionnaire en cours ? La question ne se pose pas seulement avec les élus parisiens, mais avec tous les militants, les élus en France qui agissent dans des villes, des régions où le rapport de force contre le gouvernement n’est pas celui qui existe à Paris.

Quelle alliance construire avec tous ceux-là ?

Manifestement, il y a des débats entre les révolutionnaires sur cette question, d’autant plus marqués entre ceux qui sont totalement imbriqués dans la vie militante dans Paris et ceux qui sont plus liés aux débats nationaux, comme les élus à l’Assemblée nationale. Par exemple, le député Malon dans les débats au sein de l’Internationale émet des doutes « les plus anxieux sur le résultat d’une conciliation entre les municipalités et le comité central, ainsi que sur la réussite des élections à la Commune, craignant qu’on ne puisse éviter un conflit sanglant ». En effet, si la force du mouvement populaire à Paris est telle qu’elle peut faire basculer ces élus, au moins partiellement, on n’est pas dans la même situation ailleurs. Peut-on négliger ces courants politiques, le peuple ouvrier de Paris peut-il à lui seul imposer son point de vue ?

 

Notes

[1]Qui s’appellera par la suite rue Danièle Casanova

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