
Le nouveau programme de Sciences Economiques et Sociales se révèle inadapté à des élèves de seconde, idéologiquement orienté, et relègue les autres sciences sociales au statut de supplément d’âme d’une économie elle-même désincarnée.

La manière dont les gouvernements, en particulier les gouvernements sociaux-démocrates, ont réagi à la crise en socialisant ses coûts, a provoqué un grand mécontentement populaire1. Comble d’ironie, cela affaiblit la légitimité de toute politique alternative comprenant des mécanismes « collectifs » de gouvernance ou de nationalisation.

Une décennie est le temps qu'il faut - sur le plan politique et social - pour la croissance, la maturité, et possiblement aussi, la décadence d'un "mouvement de mouvements" qui s'est proposé de changer le monde. Bien que son déclin soit la preuve d'une réalité, ses mentors peuvent se contenter sur fait que son opposant, le Forum Economique de Davos, traverse également des difficultés majeures.

Dans cet entretien, Paul Pasquali (*) analyse les origines et les enjeux de la polémique qui a éclaté, début janvier 2010, au sujet de l’élargissement de l’accès aux grandes écoles.

Dans Libération du 8 février, la présidente de la Ligue du droit international des femmes,

Un an après la révolte de la jeunesse grecque de décembre 2008 s’est tenu à l’université Panteion d’Athènes un colloque international consacré aux « actions collectives insurrectionnelles dans une perspective comparative ».

Adieu à l'Holocène. C'est la fin d’un monde, le monde dans lequel nous avons vécu ces 12 000 dernières années, même si aucun journal d’Amérique du Nord ou d’Europe n’en a encore publié la nécrologie scientifique.

La crise de légitimité que traverse la construction européenne trouve en partie ses origines dans les contradictions inhérentes aux classes dominantes continentales. Un ouvrage inspiré des concepts de Gramsci cherche à appréhender les limites de la gouvernance néo-libérale de l'Europe.

La Coordination Nationale des Universités (CNU) a cristallisé la dynamique d’un mouvement social important dans l’enseignement supérieur. À partir de « l’autopsie » des CNU, qui se sont tenues durant le premier semestre 2009, cet article tentera, sur la base des motions qu’elles ont adoptées et de l’observation participante, de mettre en relief les principaux ressorts de ce mouvement de protestation.

La perspective révolutionnaire est-elle morte avec l'effondrement du modèle soviétique ? Ne peut-on penser pourtant que la crise écologique rend plus actuelles et urgentes que jamais les grandes questions que posaient jadis les différentes familles socialistes ?

Partisans et adversaires du marxisme semblent s’accorder sur un point : la célèbre phrase « La religion est l’opium du peuple » représente la quintessence de la conception marxiste du phénomène religieux. Or, cette formule n’a rien de spécifiquement marxiste.

Dans cet entretien, Loïc Wacquant propose une anatomie de la nouvelle marginalité urbaine à travers une comparaison du ghetto noir américain et de la périphérie urbaine française.

Howard Zinn, l’historien, écrivain et militant socialiste américain, est décédé le jeudi 27 janvier à l’âge de 87 ans. Cela représente la perte d’une des rares voix qui s’élevèrent sans relâche contre le capitalisme et l’impérialisme américain pendant plus d’un demi-siècle. Howard était en effet la voix la plus connue de la gauche américaine des dernières décennies.

La souffrance au travail [1] conduit à des pathologies de l’isolement. Mais, paradoxalement, elle est souvent partagée par plusieurs personnes dans le même lieu de travail au même moment pour des causes similaires.